L’Art de Refuser Sans Offenser – Comment Dire Non Sans Se Sentir Coupable

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« C’est très puissant de dire non. C’est la chose la plus puissante que l’on puisse dire. » 

Bill Murray 

Non. Le mot plus puissant du langage est aussi le plus difficile à dire. Certains éprouvent une véritable tension entre le désir de refuser, pour s’affirmer et affirmer les préférences qui sont les leurs, et la crainte d’offenser, de blesser et de miner les liens d’une relation. Pourtant, la réalité est qu’en se résignant à accepter, on accumule une frustration qui détériore tout autant les liens de cette relation. Comment parvenir à refuser sans se sentir coupable ni craindre des représailles, sans être tiraillé entre la peur de vexer et la volonté de ne pas se renier ?

UNE CLÉ DU RESPECT DE SOI. 

@melissaswardrobe

« Un non venu de ses convictions les plus profondes est meilleur et plus grand qu’un oui dit seulement pour faire plaisir, ou pire, pour s’éviter des ennuis. » 

Le Mahatma Gandhi 

Savoir dire non aux autres, pour pouvoir dire oui à vous-même. Dire non aux autres, c’est fondamentalement dire oui à soi. En affirmant notre voix, en poursuivant nos intérêts, on affirme notre pouvoir. Le mot « non » a le pouvoir de modifier profondément notre vie. Pour protéger et défendre tes intérêts, pour satisfaire les besoins qui sont les tiens, il est nécessaire de dire non aux demandes déplacées et malvenues, aux exigences injustes auxquelles tu ne souhaites pas répondre. Des « oui » sans conviction, prononcés pour faire plaisir et combler l’autre, font émerger des frustrations toxiques pour soi et les relations. En répondant à toutes les exigences d’autrui, le risque encouru est de ne plus parvenir à discerner ses propres désirs de ceux des autres. Savoir refuser implique de savoir avec précision et fermeté ce que l’on veut et ce que l’on ne tolère pas.

UNE CLÉ DE LA LIBERTÉ. 

@melissaswardrobe

« Un homme en colère est un homme qui n’a pas su dire non et éprouve, en plus, le remords de ne pas l’avoir fait. »

Tahar Ben Jelloun 

Une personne libre est celle qui a appris à refuser. Certains refusent de prononcer un « non » par crainte de vexer l’autre. Mais nous ne sommes pas responsables des émotions des autres. : il ne tient qu’à l’autre de bien ou de mal réagir à ton refus. Prendre cette distance vis-à-vis des autres est donc rendue indispensables. S’il se n’agit pas toutefois de s’autoriser des refus blessants et agressifs, il convient de s’affranchir du sentiment injustifié et excessif de culpabilité, sentiment incitant à analyser les conséquences d’un refus pour l’autre plutôt que pour soi. Au lieu de se soucier des réactions des autres, soucions-nous avant tout des conséquences qu’un faux oui aurait sur nous. Parvenir à dire non pour accéder à la liberté intérieure exige de prendre ce temps de réflexion pour analyser les enjeux de ses choix.

« Une personne libre est une personne qui peut refuser une invitation à dîner sans donner la moindre excuse », disait Jules Renard. Trop de justifications peuvent tuer le « non » : les justifications trop excessives trahissent un sentiment de culpabilité. S’il peut être difficile de prononcer un « non » sans la moindre explication, il s’agit toutefois de parvenir à reformuler celle-ci. Une explication simple et directe semble être la meilleure façon de refuser. Si l’on ne parvient pas à rendre notre pensée harmonieuse et équilibrée, sans culpabilité pour polluer l’esprit, il est à peu près certain qu’il en ira de même pour notre vie.

SAVOIR REFUSER POUR ÊTRE RESPECTÉE.

@melissaswardrobe

« Oser dire non, c’est affirmer son existence et exposer ses vrais désirs. »

Marie Borrel 

C’est aux gens effacés, qui ne parviennent pas à s’affirmer ni refuser, que s’adressent le plus souvent les marques de l’irrespect. Nous sommes parfois tentées, par peur de rompre le lien, de montrer une image faussée de nous-mêmes. On croit alors protéger les liens d’une relation alors que l’on ne fait que se diminuer et que l’on s’expose ainsi davantage à l’irrespect. Lorsque l’on compromet ses projets pour accommoder les autres, que l’on met à mal ses propres valeurs pour combler un autre, on perd une part de nous-mêmes, une part de notre force. Une attitude qui montre que l’on est en cohérence avec soi-même inspire le respect. Il est indispensable de s’affranchir des obligations morales, des valeurs et des croyances qui ont été les nôtres pendant une période de notre vie, mais qui ne sont plus en cohérence avec qui l’on est à présent. 

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