« Je Ne Voulais Plus Être en Vie » : Meghan Markle Parle de Ses Pensées Suicidaires

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@oprahmagazine

Nous sommes près de 2 milliards de personnes à travers le monde à avoir regardé le mariage de Meghan et Harry retransmis à la télévision : de l’extérieur, cela ressemblait à un conte de fées, tout était parfait.

Il y a quelques jours, le couple se confiait à Oprah Winfrey sur les coulisses de ces années au terme desquelles Meghan et Harry ont décidé de prendre leurs distances avec la famille royale. Outre la toxicité de ce milieu familial, ils abordent un sujet crucial : l’importance de prendre soin de notre santé mentale.

Meghan dit combien il lui a été difficile, mais bénéfique d’avouer ses pensées suicidaires à son mari et à quel point elle a eu du mal à trouver de l’aide dans un milieu où le sujet est encore tabou.

« Je Ne Me Suis Jamais Sentie Aussi Seule. »

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Face à Oprah, Meghan lève le voile sur la réalité de sa vie de jeune épouse au sein de la famille royale :

« Pendant de moment de ma grossesse, j’ai commencé à comprendre à quoi ma vie ressemblerait. »

Le protocole oppressant, la pression du regard public, tout cela n’effrayait pas la jeune femme. Mais le cumul des ragots de la presse, s’acharnant sur elle, et des conversations hostiles sur son futur bébé, l’a fait sombrer peu à peu : il était question de ne pas donner de titre au petit Archie, et de le priver de service de sécurité. Certains se permirent même se s’inquiéter de sa couleur de peau.

Mais Meghan devait cacher sa détresse aux yeux du public :

« Notre travail, c’était d’être présents, de sourire. »

Cette dissociation a contribué à aggraver son mal-être, jusqu’à ce qu’elle atteigne un point de non-retour, dans le déni le plus total de l’institution.

« Je ne Voulais plus Être en Vie. »

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« On aurait dit que vous aviez des problèmes psychiques », suppose Oprah. « C’était le cas. Je ne voyais pas de solution », répond Meghan. « J’avais vraiment honte de le dire à l’époque, et j’avais surtout honte de le dire à Harry, car je sais combien il a souffert. Mais je savais que si je ne le disais pas, je le ferais. Je ne voulais plus être en vie. C’était une pensée très claire, réelle, effrayante. C’était une pensée constante. »

C’est une terrible révélation : Meghan Markle, jeune mariée et jeune maman, pensait au suicide.

«Je suis allée voir l’institution et j’ai dit que j’avais besoin d’aller quelque part pour me faire aider, et on m’a dit que je ne pouvais pas. »

Quand Meghan a eu le courage de demander de l’aide, on la lui a refusée, dans un milieu où le sujet de la santé mentale est encore tabou. Mais la jeune femme raconte qu’elle a même hésité à parler de sa détresse à son mari :

« Je ne voulais pas être un fardeau pour mon mari, je ne voulais pas lui imposer ça. »

Cette situation reflète celle de nombreuses personnes, hésitant à s’ouvrir à leurs proches par pudeur, mais aussi pour les préserver. Cependant, Meghan nous montre que si elle ne l’avait pas fait, elle ne serait plus de ce monde.

« Vous savez, une des choses qui me hantent encore, c’est cette photo que quelqu’un m’a envoyée », dit-elle, en faisant référence à un cliché d’un événement auquel son mari avait essayé de la dissuader d’aller, tant elle allait mail. Mais Meghan lui avait rétorqué « Il ne faut pas me laisser seule. », tant elle avait peur de mettre fin à ses jours. Sur la photo dont elle parle, son époux serre sa main visiblement très fort, comme s’il voulait lui faire sentir à quel point il était là et avait peur pour elle.

Harry raconte la détresse que ressent une personne qui voit un proche sombrer :

« Chaque jour quand je rentrai du travail, je voyais ma femme pleurer en allaitant Archie. » « Je ne savais pas quoi faire, je n’en avais aucune idée, mais je devais être là pour elle. […]J’avais honte de dire que Meghan avait besoin d’aide. »

Lui aussi était conditionné à tout encaisser et à considérer la détresse psychique comme taboue, jusqu’à ce qu’il choisisse de briser ce carcan par amour pour sa femme et pour casser le cycle de la souffrance qui avait tant fait de mal à sa mère :

« Je devais faire quelque chose pour ma santé mentale, pour celle de ma femme, et pour celle d’Archie. » , « Ma plus grande inquiétude était de voir que l’histoire se répétait. Je parle de ma mère. »

« Il y a Tellement de Gens qui ont peur d’Exprimer qu’ils ont Besoin d’Aide. »

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« Je parle parce que je sais qu’il y a tellement de gens qui ont peur d’exprimer qu’ils ont besoin d’aide. », justifie Meghan. Cette interview n’est pas simplement l’occasion pour elle de s’épancher sur son cas, mais de parler pour tous ceux qui n’osent pas le faire, et qui pensent être seuls dans leur détresse.

« C’est très important que les gens sachent qu’on ne sait jamais ce qui se passe dans l’intimité. Il faut avoir de la compassion. », insiste Meghan, pour inciter à dépasser les apparences trompeuses sous lesquelles les gens qui souffrent se cachent. « ça demande tant de courage de dire qu’on a besoin d’aide. »

Si elle s’exprime, c’est aussi pour donner de l’espoir à ceux qui se reconnaîtraient dans son témoignage :

« J’ai perdu mon père, j’ai perdu mon bébé, j’ai failli perdre mon identité. », puis elle ajoute « Je veux que les gens sachent qu’il y a une issue. »

« Je suis si fier de ma femme. », déclare Harry, émerveillé du courage dont son épouse doit faire preuve non seulement pour surmonter son mal-être, mais aussi pour oser en parler.

« Cette histoire a une fin heureuse. Vous lui avez donné une fin heureuse. », leur dit Oprah. « Oui, une fin plus belle que dans tous les contes de fées. » conclut Meghan, le visage illuminé d’un grand sourire.

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