Meghan Markle Parle de Sa Fausse Couche : “Perdre un Enfant, C’est Porter Une Douleur Indicible”

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email

En prenant ses distances avec la famille royale, Meghan Markle s’offrait la possibilité de subir moins de pression et de préserver la tranquillité de sa vie de famille. Elle a ainsi pu vivre dans l’intimité la tristesse de sa fausse couche. Mais il y a quelques semaines, Meghan a fait le choix de partager dans les colonnes du New York Times un témoignage poignant sur le moment où elle a su qu’elle perdait son 2ème bébé, afin de lever le tabou sur une expérience aussi douloureuse que fréquente, et de soulager les femmes qui se sentent seules à vivre ce deuil.

Oser Briser le Tabou pour que les Femmes ne Soient plus Isolées dans Leur Douleur

C’est un témoignage sans fausse pudeur que nous livre Meghan Markle :

« Après avoir changé la couche d’Archie, j’ai ressenti une crampe vive. Je me suis laissé tomber sur le sol avec mon bébé dans mes bras en fredonnant une berceuse pour nous garder tous les deux calmes, la mélodie joyeuse contrastant fortement avec mon sentiment que quelque chose n’allait pas.  J’ai su, alors que j’attrapais mon premier né, que je perdais mon deuxième. » Quelques heures plus tard, elle est allongée sur un lit d’hôpital, faisant face à la confirmation de ses craintes aux côtés de son époux : « Mon mari me tenait la main. Je sentais la moiteur de sa paume et j’ai embrassé ses doigts mouillés de nos larmes. En regardant les murs blancs et froids, mes yeux se sont vitrés. J’essayais d’imaginer comment nous pourrions guérir de cette épreuve. »

La fausse couche est un phénomène tristement fréquent : 2 femmes sur 10 auront à y faire face dans leur vie. Comment expliquer alors que ce sujet ne soit pas abordé plus fréquemment dans les conversations ou les médias ? Malheureusement, une forme de tabou pèse encore sur ce qui est aussi triste que normal, et cela ajoute à la peine des femmes qui voient leur grossesse s’interrompre un isolement mêlé de culpabilité. Sans personne pour déconstruire leur vision de ce qui leur est arrivé, elles s’encombrent de questions comme « Qu’est-ce j’ai de mal ? » ou encore « Est-ce qu’il y a quelque chose d’anormal en moi ? ». Autant de doutes superflus qui compliquent leur deuil.

Quand elles osent exprimer la douleur qu’elles ressentent, elles peuvent aussi se heurter à l’incompréhension ou à des paroles maladroites, dues au fait que leur entourage est lui aussi dépourvu des informations qui permettraient de trouver les bons mots. Difficile pour une maman endeuillée d’entendre « ça va, la grossesse n’était pas encore trop avancée, ce n’était pas encore vraiment un bébé », ou bien « Mais ne t’inquiète pas, tu en feras d’autres ! ». Or une femme qui vient de subir une fausse couche ne voit pas du tout les choses ainsi : à partir du moment où l’enfant était désiré, elle a commencé à aimer ce petit être et à se connecter à lui. Qu’elle ait eu d’autres enfants et qu’elle puisse en avoir encore d’autres ne change rien à ce qu’elle vit : à ses yeux, ce bébé était unique et irremplaçable, comme n’importe quel enfant.

« Perdre un enfant, c’est porter une douleur indicible que beaucoup vivent mais dont peu parlent. Nous avons découvert que sur 100 femmes, entre 10 et 20 ont connu ou connaîtront la fausse couche. Pourtant, malgré le caractère commun et stupéfiant de cette douleur, la conversation reste taboue, criblée de honte injustifiée, et perpétuant un cycle de deuil solitaire. Certains ont courageusement partagé leurs histoires : ils ont ouvert la voie, sachant que lorsqu’une personne dit la vérité, cela nous autorise tous à faire de même. »

Parler Permet de Guérir : il Faut Oser Demander aux Gens s’ils Vont Réellement Bien

Shutterstock

« Nous avons appris que lorsque les gens nous demandent comment chacun de nous va, et lorsqu’ils écoutent vraiment la réponse, avec un cœur et un esprit ouvert, la charge de chagrin devient souvent plus légère, pour nous tous. En étant invités à partager ensemble nos douleurs, nous faisons les premiers pas vers la guérison.»

De cette expérience douloureuse, Meghan Markle retire une leçon de résilience. Confier ce que l’on ressent aide à le surmonter. Elle avait été reconnaissante au journaliste qui, en 2018, avait demandé tout simplement à cette jeune maman allaitante si elle allait bien. Cela lui avait permis de laisser tomber son sourire courageux pour se confier sur son épuisement. Dans son témoignage, Meghan incite tout le monde à avoir le même courage de poser les vraies questions, quelle que soit l’apparence souriante affichée par autrui :

« Installée sur un lit d’hôpital, observant mon mari avec le cœur brisé alors qu’il essayait d’apaiser le mien, j’ai compris que la seule façon de commencer à guérir est de demander “Tu vas bien ? Allons-nous bien ?” Cette année, beaucoup d’entre nous ont approché le point de rupture. La perte et la douleur ont tourmenté chacun d’entre nous en 2020, dans des moments à la fois tendus et démoralisants. En cette période de fêtes, permettons-nous de demander aux autres Est-ce que vous allez bien ? Nous pouvons ne pas être d’accord, être loin et différents les uns des autres mais en vérité, nous sommes plus liés que jamais par les épreuves que nous avons endurées, individuellement et collectivement cette année. Nous nous adaptons à une nouvelle normalité où les visages sont dissimulés par des masques, mais cela nous oblige à nous regarder dans les yeux, parfois remplis de chaleur, d’autres fois de larmes. Pour la première fois en tant qu’êtres humains, nous nous voyons vraiment. Allons-nous bien ? Nous irons bien.»

Reçois nos mails !

Rejoins notre Newsletter de + de 70 000 femmes pour recevoir en exclu nos articles, nos évènements, nos promotions et nos cadeaux !