Meagan Good : « Quand Tu Dis que Tu N’es Pas Sûre de Vouloir Être Maman, Les Gens Te Regardent Comme Si Tu Étais Une Mauvaise Personne »

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Dans son dernier film If not now, when ?, Meagan Good incarne le rôle d’une femme ayant eu un enfant alors qu’elle était encore adolescente. C’est un véritable rôle de composition si l’on considère les choix de vie de l’actrice : mariée depuis plus de 8 ans à DeVon Franklin, cette femme de 39 ans ne s’est pas encore sentie prête à devenir maman. Elle s’explique sur ses choix de vie à contre-courant des schémas les plus répandus :

Elle N’a Jamais Été Pressée de Devenir Maman

@meagangood

Meagan Good a commencé sa carrière d’actrice alors qu’elle n’était qu’une enfant. Ainsi, à l’âge où beaucoup de petites filles jouent à la poupée et se projettent dans leur futur rôle de maman, Meagan Good était concentrée sur d’autres préoccupations :

« Je n’ai jamais été le genre de fille à dire « J’ai hâte de me marier », « J’ai hâte de devenir maman ». J’étais plutôt garçon manqué et j’ai commencé ma carrière si jeune que j’ai toujours orienté mes projets sur le business. »

Le fait qu’elle ait grandi dans un foyer sans père et avec une mère étant un vrai modèle de dévouement et de générosité aurait pu lui donner celle-ci comme modèle, cependant c’est Halle Berry qui fut sa plus grande source d’inspiration :

« En grandissant, je suis devenue une grande fan d’Halle Berry. J’admire son travail, et elle a eu son 1er enfant à 41 ans. Je me disais « Ce sera pareil pour moi ». Maintenant j’y suis : j’ai presque 40 ans, et ça va être pareil pour moi. »

Comme elle, de nombreuses femmes ont un ordre de priorité ne plaçant pas les enfants en 1er. Quand on y réfléchit, c’est le cas aussi pour beaucoup d’hommes, cependant, ils ne subissent pas de pression sociale et ne doivent pas constamment justifier ce choix. Au contraire, leur ambition professionnelle et leur capacité à connaître leurs objectifs de vie sont plutôt valorisées : il est temps qu’il en soit de même pour les femmes, dans la mesure où la maternité n’est aucunement une obligation mais un choix libre, quel que soit notre genre !

Un Choix Fait en Couple

@meagangood

« Je n’ai pas réfléchi à fonder une famille avant d’être mariée. Mon mari DeVon et moi en avons parlé dès le début. Il m’a demandé « Tu veux des enfants ? », et j’ai dit « Je pense que oui ». Mais je n’ai jamais dit « Tout de suite », ou « bientôt ». Je pense que nous savions que nous voulions attendre quelques années et d’abord grandir en tant que couple, consolider le mariage. […] Même s’il était déjà prêt à avoir des enfants, il ne m’a jamais mis la pression ou fait me sentir mal parce que je n’étais pas encore prête. »

Trop de couples s’engagent sans avoir eu toutes les conversations nécessaires à propos des sujets fondamentaux, comme le souhait d’avoir des enfants ou non. Des partenaires peuvent vivre harmonieusement tout en étant très différents, mais il est des questions cruciales comme la fondation d’une famille, qui peuvent diviser ceux qui s’aiment le plus : en effet, vouloir un enfant n’est pas juste une envie, mais un besoin puissant qui créera des frustrations et des dissensions graves en cas de désaccord dans le couple. Meagan Good et DeVon Franklin ont travaillé avec un conseiller conjugal durant les mois précédant leur mariage afin de s’accorder sur toutes les questions importantes de leur vie à 2.

Leur capacité à communiquer et à respecter les besoins de l’autre au sujet des enfants illustre les bienfaits de ce travail préalable.

Son Choix : Congeler ses Ovocytes pour Respecter son Propre Timing

« J’ai congelé mes ovocytes il y a 3 ans. Je pense que chaque personne est différente, mais pour moi, ce n’était pas du tout un cauchemar. »

Cependant, ce parcours ne fut pas sans épreuve. L’actrice a témoigné sur l’angoisse éprouvée quand elle a découvert que ses ovocytes étaient peu nombreux, ou encore sur les effets secondaires du traitement hormonal.

« J’ai donc demandé au docteur et il m’a dit que c’était totalement normal. Certaines femmes pensent qu’elles sont en train de devenir folles alors que ce sont juste les effets secondaires des hormones. C’est ce qui s’est passé pour moi. Une fois que j’ai su ce qui se passait, ça a été beaucoup plus facile de le supporter. Je me suis dit continuellement « Ma chérie, tu vas bien. Ce que tu ressens n’est pas forcément réel ».»

Pour Meagan Good, le choix de congeler ses ovocytes était un geste puissant de femme libre qui veut prendre en main son destin et ne pas risquer de sacrifier sa carrière ni son désir de devenir maman. Il s’agissait aussi pour elle de respecter son propre timing idéal au lieu de se laisser angoisser par son âge.

« J’ai la foi, et congeler mes ovocytes, être proactive au lieu de réactive, c’est mettre en pratique ma foi. Je ne regretterai jamais de l’avoir fait, mais j’aurais pu regretter de ne pas l’avoir fait. […] Je veux être maman et je veux une famille, et j’arrive juste maintenant à une période de ma vie où je me dis que c’est le bon moment. On voulait s’y mettre cette année, mais il y a eu la pandémie. Je tourne un show pour Amazon et nous n’avons pu achever que 2 épisodes et demi. Et il ne s’agit pas que de moi : toute une équipe est engagée dans le projet. »

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