Le “Mom Shaming” – Comment Comprendre Et Surmonter Les Critiques Sur Ton Rôle de Maman

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@kimkardashian

As-tu déjà remarqué la pression sociale qui repose sur les mères? Tout le monde a toujours quelque chose a redire sur les moindre faits et choix des mamans, et peut-être as-tu toi-même déjà été victime de ce qu’on appelle le Mom shaming, cette tendance qu’ont les gens à systématiquement juger, critiquer et culpabiliser les mères.

Selon le New york Times, le Mom Shaming a largement augmenté durant la pandémie de coronavirus. Ce serait à la fois dû à l’augmentation de temps passé sur les réseaux sociaux, et donc à la plus grande exposition de nos vies de famille en confinement,  donnant l’opportunité à chacun de juger nos pratiques, mais  aussi au fait que la situation pandémique augmente le taux d’insécurité de chacun, et donc le besoin de certains de se rassurer en rabaissant les autres. Lors d’un récent Red Table Talk, Jada Pinkett a convié Ashley Graham et Jessica Alba pour échanger sur ce sujet.

Voici quelques pistes pour comprendre et surmonter le Mom Shaming.

Toutes les Mères sont Critiquées Quoiqu’Elles Fassent: Cesse de te Remettre en Question

Toutes les mères sont critiquées et jugées à l’aune de l’idéal que chacun se fait du rôle maternel. Et ces remarques peuvent émaner de tous: des pédiatres, des instituteurs, des passants, des autres mères…

Cela commence en réalité dès la grossesse: Jessica Alba raconte que son obstétricien l’a culpabilisée de prendre “trop” rapidement des kilos, et je suis sûre que ce genre de pression fait écho à l’expérience de beaucoup d’entre nous. Notre corps et notre poids sont normés et commentés même pendant cette période à part, et les femmes qui ne prennent “pas assez” de poids sont elles aussi jugées et soupçonnées de ne pas assez se nourrir.

Sur les réseaux sociaux, l’actrice confie avoir été critiquée pour à peu près tout: parce qu’elle allaitait, puis parce qu’elle n’allaitait plus, ou encore parce que son enfant portait un masque durant la pandémie ce que certains ont qualifié de maltraitance…

Moralité, les critiques ne sont donc pas liées à quelque chose que tu ne ferais pas ou que tu ferais mal, puisque il y en a toujours quoique tu fasses en tant que maman: il faut donc cesser de te remettre en question.

Pourquoi Est-Ce que ça Nous Touche Autant?

Interrogée lors de ce même Red Table Talk, la chanteuse Maren Morris raconte la déferlante de critiques qu’elle a reçues après avoir posté une photo d’elle et de son bébé sur une bouée sans gilet de sauvetage, au bord d’un lac: “C’est vraiment dommage car on aime toutes nos enfants, on essaie toutes de faire de notre mieux, et il me semble que c’est la plus grande des trahisons quand c’est une autre mère qui nous juge, étant donné qu’elle est forcément passée par là elle aussi”

La jeune maman aurait pu simplement trouver ces remarques absurdes et les laisser glisser sur elle, mais elle a été frappée en plein coeur, comme nous le sommes toutes quand on remet en question notre compétence à veiller sur le bien-être de nos enfants. Mais pourquoi n’arrivons-nous pas à mettre tout cela à distance? Tout d’abord, ces situations se répètent et créent une usure. D’autre part, ces remarques nous volent notre expérience, notre expertise de nos enfants, notre intuition, notre confiance en nous et en notre instinct. Enfin, tout cela se passe dans un moment de grande vulnérabilité: le bouleversement hormonal du post partum qui nous rend si sensible, puis le cumul de toutes les fatigues d’une mère active essayant de tout gérer au mieux pour ses enfants. En somme, toutes les attaques nous tombent dessus quand nous sommes les plus vulnérables et si soucieuses de bien faire que nous nous remettons en question facilement.

Jada Pinkett donne quelques exemples des moments où elle a subi du mom shaming: “ La premiere fois que j’ai subi des critiques vraiment violentes sur mon rôle de mère, c’est quand Willow a coupé ses cheveux. J’ai également été critiquée sur le fait que je faisais l’école à la maison à les enfants, alors que je le faisais pour rester avec eux, mais j’aurais aussi été critiquée si je les avais laissés ici pour qu’ils puissent être scolarisés pendant que leur père et moi travaillions. Donc, tu ne peux pas gagner!”

Voici comment Jada a surmonté cette pression:

“Pour moi, constater que quelque chose faisait du bien à mes enfants, c’était tout ce qui comptait. Les gens me disaient “oh mon Dieu, je ne peux pas croire que vous ayez rasé la tête de Willow!” S’ils avaient été là pour voir l’expression de libération sur le visage de cette enfant quand elle regardait ses cheveux tomber sur le sol… Pour moi, en tant que mère, voir ça, partager cette expérience avec elle, a fait que personne ne pouvait être crédible en me disant que c’était mal.”

Pointe le Vrai Problème: les Insécurités de Ceux qui te Critiquent

Ashley Graham a toujours été anticonformiste, et c’est ce qui fait d’elle une source d’inspiration pour des millions de personnes. Mais c’est aussi ce qui fait d’elle la cible de beaucoup de critiques. Depuis la naissance de son bébé, cela ne fait qu’empirer. Alors qu’elle poste des images sincères sur la vie d’une jeune maman active, elle croule sous les commentaires culpabilisants sur tous ses faits et gestes: accoucher à la maison, pomper son lait dans une voiture, changer son fils comme elle le peut dans un rayon de supermarché… rien ne trouve grâce aux yeux de ceux qui ont toujours un jugement à formuler.

“Toute ma carrière a été liée au body shaming, parce je suis une fille ronde dans un monde de où règne la minceur, et que je fais en sorte que les corps comme le mien soient normalisés. Je savais ce qui allait se passer et j’étais prête à l’affronter. Mais ça ne fait jamais du bien d’entendre que tu ne fais pas ton travail de maman correctement. J’aimerais te dire que je m’en fiche, mais c’est faux. Les commentaires peuvent t’atteindre si tu laisses faire.”

Par exemple, la photo de son premier allaitement à l’exterieur de chez elle, alors qu’elle s’était autorisée un brunch avec son mari, a reçu une déferlante de critiques déplacées, et Ashley sait qu’elle subit ce que nous subissons toutes: “Des milliers de mères se torturent à se demander ce qu’elles doivent faire ou pas”

Mais Jessica Alba nous donne une clé pour dépasser les jugements:

 “J’ai bientôt 40 ans, et maintenant je me rends compte que la plupart des choses que les gens ont à dire quand ils critiquent viennent de leurs insécurités: Ils ont honte d’eux-mêmes, et pour je ne sais quelle raison, leur réaction naturelle est de pointer les autres du doigt pour se sentir mieux”

En effet, ce qui est valable pour toutes les tendances à dire du mal des autres l’est aussi pour le mom shaming: les critiques en disent plus long sur celui qui les profère que sur la personne qui est jugée. Elles sont le signe d’insécurités personnelles que tu peux pointer chez la personne qui t’agresse par ses paroles, autant pour la prendre au dépourvu et la couper dans son élan que pour engager une conversation plus fructueuse avec elle.

Essaie ce genre de phrase la prochaine fois qu’on critique la façon dont tu t’occupes de tes enfants:  “Ecoute, comme je sais que mes enfants sont parfaitement heureux et aimés, je me demande si ce que tu me dis ne révèle pas plutôt un manque de confiance que tu aurais vis à vis de tes choix en tant que mère. Je peux te rassurer, tes enfants ont l’air heureux comme les miens même s’ils  n‘ont pas le même style de maman. En revanche, si tu veux parler avec moi de ce qui te fait douter de toi, je peux t’écouter.”

Faire Ressortir la Leader que Tu Es: Montre tes Choix comme une Nouvelle Voie Inspirante

Pour Ashley Graham, “Les Mommy shamers sont des petites filles méchantes qui ont grandi et qui sont devenues mères!”

Elle a raison, et ça fait tellement de bien de l’entendre dire! Mais ces petites filles étaient déjà à l’époque plus perdues que méchantes, et aujourd’hui encore elles souffrent de manque de confiance en elles dissimulé sous une fausse assurance. En effet, une femme vraiment bien sa peau ne critique pas les autres!

Si tes juges sont perdues, à toi de leur montrer la voie: c’est une façon puissante et élégante de dompter la meute. Quand on critique un de tes choix, explique clairement que c’est une action consciente,  en totale cohérence avec des principes que tu veux transmettre à ton enfant et un exemple que tu veux incarner à ses yeux.

Change le Game: Propose le Retour Empathique Plutôt que la Critique Stérile

Ashley Graham différencie les remarques contructives et les critiques inutiles: “Ce que j’apprécie, c’est de pouvoir en discuter, comme on le fait aujourd’hui! J’aimerais avoir des conversations qui m’aident à être une meilleure mère, pas qu’on s’en prenne à moi!”

En effet, nous voulons toutes progresser constamment, et dans notre rôle de mère comme ailleurs. Nous avons aussi besoin de conseils éclairés des autres mamans, et même de leur aide dans les moments difficiles.

Comment faire alors pour savoir passer d’un jugement qui fait mal à une critique constructive, aussi bien dans ce qu’on formule que dans ce qu’on entend?

Tu peux pratiquer (ou demander à ton entourage de pratiquer avec toi) le retour empathique, une façon de conseiller une maman avec amour, respect et compassion, en lui faisant comprendre clairement qu’on a été à sa place et qu’on n’a pas forcément fait mieux, mais qu’on peut désormais lui faire profiter de notre expérience ou de notre recul, ou encore lui proposer l’aide qu’on aurait aimé recevoir quand on était à sa place.

Ainsi, tout changerait si, au lieu de lancer une remarque méprisante à une maman dont l’enfant fait une crise de nerfs au supermarché, et qu’on sent sur le point de craquer, on était capable de dire avec douceur: “J’ai le même à la maison! Est-ce que je peux faire quelque chose pour vous aider?”

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