Je l’aime… mais je SAIS que ce n’est pas le bon

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Être en couple est une situation que bon nombre d’entre nous vivent ou aspirent à vivre. Cependant, il est toujours plus agréable et moins destructeur de trouver la bonne pointure que de porter des souliers bien trop étriqués. C’est une image qui décrit bien un fait réel qu’il est important de souligner. Aimer une personne tout en sachant qu’elle n’est pas celle qui nous faut: comment cela peut-il impacter notre vie et notre personne ? Découvrons ensemble 11 étapes de la relation de Sophie, 30 ans, amoureuse d’un homme qui n’est pas le bon.3points-300x67

La rencontre

Notre histoire a commencé lors d’une soirée chez des amis en commun. Son charme m’a tout de suite séduite. On discutait de manière fluide et il me faisait beaucoup rire. Ce qui a fait que je l’ai aimé: c’est que dans ses yeux je me voyais très belle, exceptionnelle comme un secret dont lui seul avait connaissance.

Les prémices de la relation

Au début tout est beau, tout est rose. J’étais sur mon petit nuage, tellement notre histoire était belle. Plus les jours passaient, plus j’étais éprise d’amour pour lui. C’était à mes yeux, l’homme parfait: à l’écoute, qui souhaite passer le plus de temps avec moi, serviable, aimant et démonstratif . On s’aimait d’un amour fort et notre relation à ses débuts était juste idyllique.

Le déséquilibre

À un moment dans notre relation, j’ai senti comme un déséquilibre. Il était devenu ma priorité et moi j’étais acquise à ses yeux alors il n’avait plus besoin de faire d’efforts. Je l’accompagnais dans son évolution professionnelle et au fur et à mesure je m’effaçais. Je vivais pour lui et à travers lui, du coup je me sentais comme prise au piège de mon amour pour lui et commençais à voir le verre à moitié vide : j’étais sur les nerfs, à fleur de peau, dans la demande permanente d’attention… Il ne remarquait pas mon mal-être, et en plus, me faisait des reproches. Indéniablement, mon amour pour lui était beaucoup plus fort que son amour envers moi. Je me sentais mal, je trouvais cela injuste, je ne comprenais pas pourquoi les sentiments et la démonstration de l’affection n’étaient pas réciproque à son niveau.

La prise de conscience

Photo by: David Giesbrecht/NBC

J’ai fini par me dire que peut être cela était normal, que ça devrait être ça la réalité du couple, j’étais perdue, je m’en voulais, je ne comprenais pas et après je me suis rassurée en pensant que c’était normal. J’avais conscience que cette relation n’était pas épanouissante pour moi et qu’il n’était pas la bonne personne pour moi mais il représentait ma zone de confort. Tout recommencer à zéro après ce qu’on avait construit m’aurait semblé être un échec. Je ne savais plus quoi faire, partir ou rester, alors je relativisais tout le temps. Et je me disais que même si j’étais à l’étroit ça finirait par passer et que c’était temporaire sauf que le temporaire s’est transformé en année et ça a duré 3 ans.

La non acceptation

Aveuglée et omnibulée par l’amour que j’avais pour cet homme, ma mère avait tenté de me faire voir la réalité, c’était peine perdue. Tout en veillant au grain, elle m’a donc laissé vivre mon expérience car elle savait pertinemment que ce n’était pas un homme méchant ; juste un homme qui n’était pas celui qu’il me fallait pour me rendre heureuse et épanouie. La perception du couple d’une femme à un homme diffère complètement et il faut aussi prendre en compte cela car ça impacte fortement une relation si il y a de trop de différences. On a tendance à se dire qu’il va changer, que l’on va réussir à le changer, que ça ira mieux demain et pourtant… ce rythme devenait redondant et oppressant dans mon quotidien. Vouloir le changer sans chercher à me changer était un leurre. À partir du moment où tu n’es pas bien avec toi même, tu ne peux pas exiger d’une personne qu’elle soit parfaite. Ne pas avoir été en phase avec ma personne m’a rendue moins exigeante et plus malheureuse que le déséquilibre qu’il y avait dans notre histoire.

L’élément déclencheur

Il y a eu des éléments antérieurs mais quand tu es amoureuse, tu n’écoutes pas ton instinct et tu fermes les yeux sur tous les manquements de ton conjoint. Cette zone d’inconfort devient malheureusement une zone de confort. Et c’était devenu difficile de se projeter sans lui et de sortir de ce quotidien routinier pour justement trouver ce confort que je méritais tant. Un jour j’ai été hospitalisée et il n’a pas pu venir me voir car il avait selon lui trop de travail. Quand tu aimes une personne, tu trouves le moyen de lui consacrer du temps ! Plus encore lors d’une hospitalisation. Face à ma douleur, seule dans cette chambre d’hôpital, j’ai réellement pris conscience que je n’étais pas sa priorité alors que lui était devenu la mienne depuis fort longtemps. Après tous ces éléments annonciateurs du début de la fin, cet épisode fut la goutte de trop: c’est à ce moment précis que j’ai décidé que je devais changer les choses et me repositionner face à cette relation à sens unique.

La rupture

Le changement doit venir d’une prise de conscience et non d’un rabâchement. J’avais l’impression au final de quémander son amour ! Pourquoi mendier un – je t’aime – si on est en couple ? Ma raison me disait de m’en aller car cela ne pouvait plus durer même si mon cœur voulait rester car ce qui me retenait, c’est l’amour que je lui portais. Mais cet amour à sens unique a fini lui aussi par s’essouffler, et j’ai rompu avec cet homme. La rupture s’est faite en plusieurs étapes: 1ère étape: j’ai rompu après avoir compris que ce n’était la bonne personne pour moi. 2ème étape: je me suis sentie libre en accord avec moi même. 3ème étape: la rupture était réelle et s’est répercutée dans mon quotidien au point que j’en ai perdu les repères que j’avais créé avec lui.

Le manque

Cette 3ème étape de la rupture se matérialisa dans le temps et dans mon quotidien, à ce moment là… j’ai eu très mal, j’ai beaucoup pleuré. Je me suis remise en question et me suis emportée dans un tourbillon de question. Suis-je trop exigeante ? Peut être qu’il peut changer ? J’aurai dû faire plus ceci ou cela. Ma famille s’était plus rapidement aperçu de mon mal être. Ce que je percevais comme un déséquilibre était perçu comme de l’incompréhension par mon entourage. En couple avec lui, j’ai ressenti énormément de solitude, paradoxalement j’étais très entouré des personnes qui m’aiment et qui ne souhaitent que mon bien mais je me sentais tout de même terriblement seule. La rupture a accentué ce ressenti mais cette solitude fut par la suite bénéfique.

L’acceptation

Après environ 2 mois de grosses larmes, le soir dans mon lit et des weekends en mode pyjama/mouchoirs, la 4 ème étape de cette rupture fut l’acceptation. Avec en prime, une grosse prise de conscience, soutenue par mon entourage qui fut là pour m’épauler dans cette reprise en main avec parfois des paroles bien violentes. La solitude à ce stade était à son summum, je n’avais donc plus le choix, il me fallait sonder mon âme. Chercher au plus profond de moi. Ce qui a participé à ce que j’accepte cette relation qui n’était pas adapté à ce que je suis et ce que j’aspire à devenir. Cette étape est désagréable car tu prends conscience que ce que tu as fait auparavant pour te détacher de cette personne n’était rien par rapport à ce qui t’attend pour te reconstruire. Ce fut un travail long, douloureux par moment mais très bénéfique.

La reconstruction

Il faut faire la distinction entre 2 types de personnes qui ne nous correspondent pas. Il y a celui qui engendre une souffrance de façon délibérée en étant le plus ingrat des hommes, sans oublier de rajouter à son palmarès: violence et manipulation. Et celui, qui est comme il est. Avec sa personnalité non violente ni malsaine, mais qui vient retarder l’évolution personnelle d’une femme car sa vision des choses ne correspond pas ou plus aux attentes et besoins de celle-ci. Il y a un an, j’aurais dit que je ressens par moment un petit manque. Aujourd’hui je peux affirmer que non, cette relation ne me manque pas car j’ai compris qu’elle fait partie de moi et de mon histoire. La refouler reviendrait à me voiler la face. Ne pouvant pas oublier,  je me dois d’avancer et de faire table rase de cette histoire qui appartient au passé.

La victoire sur cette épreuve sentimentale

Aujourd’hui, je me sens très bien grâce à Dieu! Cette relation m’a profondément changée, cela m’a permis de grandir et de mûrir. Surtout de comprendre une chose que les femmes ont tendance à oublier facilement: c’est que l’on doit entretenir une relation avec nous-même et rester notre propre priorité. On ne doit pas laisser une personne devenir plus importante que soi-même. Je pense qu’une femme doit soutenir un homme dans son évolution mais pas se charger d’une responsabilité qui ne lui incombe pas. Et si la personne en face de toi, n’est pas prête à évoluer, c’est perdu d’avance. Si c’était à refaire ? Bizarrement, oui je le referais car il y a eu beaucoup d’amour et de complicité. Cette relation m’a beaucoup appris sur moi, malgré la souffrance qui a pu en découler cela a fait de moi la femme que je suis aujourd’hui.

3points1-300x67 (1)Le témoignage de Sophie démontre que l’amour se doit d’aller dans les 2 sens pour être sain et équilibré. Pour pouvoir aimer comme il se doit, il est impératif de s’aimer soi même au préalable ! Il est bon d’arrêter de subir une relation et d’agir pour la vivre de la meilleure des façons. Nous devons nous poser les bonnes questions avant de commencer une relation. Notre intuition est là pour justement nous prévenir que l’on ne doit pas s’oublier ! Pour être efficace, dans la distribution ainsi que le retour d’amour et d’énergie positive, il faut s’aimer et être en accord avec soi même.

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