Iyanla Vanzant Nous Explique Pourquoi Est-ce Aussi Dur de Croire en Soi et Comment y Arriver

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Auteure accomplie, avocate, conférencière, coach et animatrice de télévision, Iyanla Vanzant donne aujourd’hui l’impression qu’aucune montagne ne pourrait lui résister. Mais avant de pouvoir transmettre cette force, elle a connu beaucoup d’épreuves et de souffrances. Dans son livre, ‘Confiance : Maîtriser les 4 convictions essentielles‘ [Trust, Mastering the 4 Essential Trusts], elle nous livre un témoignage poignant et nous révèle le moment où son changement de pensée a bouleversé sa vie. Elle y décrit les récompenses spéciales qui suivent la maîtrise de ces 4 convictions essentielles : confiance en Dieu, confiance en soi, confiance en les autres, et confiance en la vie. Et elle nous met au défi de voir comment chacun d’entre eux est en réalité profondément interconnecté.

“La confiance est un état d’esprit et un mode de vie.” – Iyanla Vanzant

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Sur la vie qui vole en éclat, lorsque tout s’écroule…

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Suite à la mort de ma fille Gemmia, s’en sont suivi 6 mois de dépression, un divorce et 2 ans de chômage. Même mon comptable avec qui je collaborais depuis longtemps me conseilla de déposer le bilan, car malgré le fait que je n’avais pas de découvert, j’avais un prêt en cours et d’autres charges qui selon lui me demanderaient toute une vie à rembourser. Certaines dettes pouvant être annulées par le dépôt de bilan, il m’offrait ainsi la possibilité de tout recommencer à zéro…

Après beaucoup de prières, de larmes et d’interminables conversations avec des experts financiers, j’ai finalement reconnu que le dépôt de bilan était mon seul espoir de pouvoir reconstruire ma vie. Je me suis sentie vaincue, honteuse des conséquences de mes actes même si je n’avais pas toutes les clés à l’époque. Je me sentais paralysée et coupable de ce que je m’apprêtais à faire même si le seul but était d’effacer mes dettes que j’avais accumulées dans la poursuite de mes rêves et objectifs.

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Dans le cadre de la procédure de faillite, un huissier devait se rendre à mon domicile afin d’évaluer la valeur de mes biens. Je pensais que regarder cet étranger creuser mon trou dans ma propre maison serait la pire étape que j’aurai à surmonter dans cette procédure, mais je m’étais trompée. Ce qui allait suivre allait littéralement me mettre à genoux.

L’huissier de justice était un homme très affable qui est arrivé accompagné d’un agent immobilier et d’une greffière désignée par le tribunal. Son travail consistait à photographier et à évaluer tous mes biens: les porcelaines, couverts en argent, diamants, fourrures, pièces d’art, les automobiles et les vêtements de marque. Mon seul bien précieux était un cadeau de mariage, et je ne savais pas quelle était sa valeur ni qui l’avait fait. Je ne possédais pas de pièces en argent, de diamants ou de fourrures, et je conduisais une Honda. Des artistes afro-américains très réputés, que l’huissier ne connaissait absolument pas, avaient créé l’œuvre d’art que je possédais. L’article le plus cher dans mon placard était une paire de chaussures Yves Saint Laurent vieille de cinq ans que j’avais portée à plusieurs reprises. Il a estimé qu’elles valaient environ 50$. Je ne suis pas propriétaire d’un bateau, et je n’ai aucune propriété de vacances.

La seule chose que je possédais qui avait de la valeur à ce moment-là était ma maison,  l’agent immobilier, l’huissier et la greffière s’accordaient tous à dire qu’elle était “belle”, juste avant de m’informer qu’il me faudrait la vendre pour pallier à mes dettes et de me demander de la quitter dans les 30 jours. Lorsque je leur ai expliqué que je n’avais nulle part où aller, ils m’ont fait savoir que ma porte serait cadenassée et que l’agent immobilier me préviendra une heure avant son arrivée lorsqu’il souhaitera faire visiter “ma” maison à des potentiels acheteurs.

Durant cette période, chaque fois que je tentais de participer à quelque chose de bon pour moi, comme un projet qui me semblait intéressant, quelque chose en moi se réveillait et sabotait mes efforts et mon énergie. Cela pouvait se traduire par une mauvaise attitude qui me poussait à abandonner mon travail ou bien mon mauvais comportement. J’étais toujours en retard, mes contributions étaient toujours incomplètes, et j’insistais toujours pour avoir le dernier mot ce qui était inapproprié ou inutile. En fin de compte, je me sentais victimisée, en colère, car toujours bien-pensante. Je continuais à faire de mauvais choix ce qui a finalement renforcé ma croyance cachée que je n’étais pas digne de confiance et que je ne pouvais – en aucun cas – avoir confiance en moi-même ou en mes pensées et sentiments.

Sur la façon de trouver la paix au milieu des débris de sa vie et à travers la souffrance…

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Une autre difficulté pour moi était que je ne m’étais pas encore permis de me connaître, de reconnaître ou d’accepter la vérité complète et radicale de mes sentiments. Mais ce jour où je suis restée debout dans ma chambre à observer l’huissier compter mes bijoux m’a permis de réaliser la vérité, MA réalité : Ma maison n’était pas, et n’a jamais été, un endroit heureux pour moi. Lorsque j’étais enfant, j’avais honte dans ma maison, on m’obligeait à me sentir coupable dans ma maison, j’ai été abusée et violée dans cette maison avant d’être finalement placée et prise en charge par certaines “grandes personnes” qui m’ont toujours rappelée que je n’avais pas de foyer.

À l’âge adulte, je travaillais avec acharnement pour acheter et entretenir une maison en étant persuadée que cela ferait mon bonheur, tout cela pour rentrer chez moi et voir un mari qui m’avait précisément fait comprendre qu’il ne m’aimait pas. À force d’écouter ses jugements et son mécontentement et de ressentir ma propre peur, j’ai perdu ma voix , ma personnalité et le but de ma vie.

La vérité est qu’une partie de moi , la partie “petite fille blessée”, essayait toujours de prouver à ma grand-mère que je pourrais être cette femme qu’elle me disait que je ne serais jamais. J’en avais même oublié la promesse que je m’étais faite à moi même durant mon enfance de posséder un jour ma propre maison. J’avais oublié de m’auto-féliciter d’avoir tenu cette promesse. Au lieu de cela, j’utilisais mon énergie et mon argent à essayer de prouver quelque chose à quelqu’un d’autre.

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Sur le chemin de la confiance en soi, essayer de prouver quelque chose ne marche jamais. Soit vous savez, croyez et avez suffisamment confiance en vous pour accomplir une chose et vous le faites, soit vous êtes sûre de ne pas y arriver et vous vous forcez à travailler pour y arriver, et sabotez votre résultat. Je n’avais aucune raison de tenir à cette maison parce que son acquisition n’avait pas été le fruit d’une action qui pouvait m’inspirer auto-satisfaction, respect et amour envers moi-même. C’était le fruit d’un arbre empoisonné. Un acte de rébellion et un défi pour prouver que toutes les paroles que l’on m’avait dites durant mon enfance étaient fausses.

Il est important de faire confiance aux signes que la vie vous communique. Si vous ne pouvez pas nommer ce que vous ressentez, vous allez passer beaucoup de temps à courir après des choses qui ne répondront pas à vos besoins. C’est comme cela que la confiance en soi se compose.

Vous êtes enfermée dans la réflexion de ce que vous devriez ressentir au lieu de reconnaitre ce que vous ressentez réellement.  Vous vous retrouvez avec des besoins qui ne disparaissent pas et que vous êtes incapable de combler. Cela vous amène à croire que vous n’êtes pas en sécurité dans le monde, que vous faites de mauvais choix, que vous ne pouvez pas avoir ce que vous désirez et que vos efforts ne seront jamais assez bons.

Pour guérir cet aspect de notre identité et apprendre à nous faire confiance à nouveau , nous devons reconnaître que nous sommes en colère, tristes et blessés, même si nous ne comprenons pas pourquoi. Reconstruire cet enfant intérieur et rétablir notre confiance en nous-mêmes signifie aussi apprendre à aimer, soigner et s’enrichir moralement comme quand nous étions enfants . Comme réapprendre à guérir et renouer avec l’innocence et la nature confiante de ce soi authentique. Apprendre à faire confiance aux autres devient un acte conscient en réponse à l’expérience. La confiance en soi n’est pas un talent spécial ou un cadeau. Elle est une compétence que nous apprenons et réapprenons. Elle est une pratique que nous devons décider de mettre en place. Chaque jour.


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