Les Leçons à Tirer des 5 Plus Grands Regrets des Patients En Fin de Vie

Bronnie Ware, infirmière américaine, a accompagné de nombreux patients au cours de leurs derniers mois de vie. Cette relation de proximité avec ces personnes mourantes l’amenait souvent à être une oreille pour leurs confidences. Elle nous explique ainsi que lorsque la mort est imminente, nous sommes plus enclins à être sincères envers nous-mêmes. Les personnes auxquelles elle tenait la main se sont donc confiées à elle. Elles se sont confiées sur leurs vies et surtout de leurs regrets. Remarquant des similitudes quant aux choses qu’elles auraient aimé faire différemment, Bronnie Ware a décidé de les réunir dans son livre. Elle aide ainsi les bien portants à prendre conscience de ce qu’ils pourraient regretter eux aussi dans leurs derniers moments, lorsqu’ils seront face à eux-mêmes. Elle les encourage donc à s’atteler à ne pas reproduire les mêmes erreurs.

1. « J’aurais aimé avoir le courage de vivre comme je voulais, et pas de vivre la vie qu’on attendait de moi »

« Si vous vivez votre vie selon le regard des autres, vous ne vivrez jamais votre vie. »

Franck Nicolas

Beaucoup d’entre nous vivent une dualité. Être ce qu’elles voudraient être au fond d’elles-mêmes sans oser se l’avouer ou ce qu’elles ont été élevées pour devenir. La pression sociale est souvent importante lorsque l’on se développe. Nous sommes amenées à prendre très tôt des décisions de vie qui par la suite contribuent à notre identité. Nous décidons quelles études, quels amis, quel conjoint, quel métier, quelle ville etc. Aussi, il est dit que nous sommes guidés par deux choses : l’amour et la peur. L’amour représente ce qui nous touche et nous porte et la peur qui elle représente nos craintes et insécurités. Ainsi, avec du recul, nous réalisons parfois que ce qui guidait nos choix au lieu d’être l’amour, était la peur. Celle de ne pas être à la hauteur des attentes de notre entourage, ou simplement de la personne que nous pensons devoir être.

2. « Je regrette d’avoir travaillé si dur »

« Respecte-toi assez pour quitter ce qui ne te sert plus, ce qui ne te fait plus grandir ou ce qui ne te rend plus heureux. »`

Le calcul est simple, lorsque l’on regarde la semaine d’une personne qui travaille, le plus clair de ton temps est consacré à son emploi. Aussi, en tant qu’entrepreneures dans l’âme, nous voulons toujours faire plus et faire mieux. Nous recherchons l’excellence. C’est une bonne chose. Simplement, ce que ce regret met en lumière, c’est que travailler dur implique aussi des sacrifices à d’autres niveau. Travailler trop dur veut aussi dire trop s’inquiéter. C’est accorder trop d’importance à son travail par rapport à d’autres choses ou encore ne pas suffisamment s’écouter. Ce regret nous incite à accorder du temps et à ce qui nous fait nous sentir vivantes !

3. « J’aurais voulu avoir le courage d’exprimer mes sentiments »

« Exprime toujours tes sentiments. Les opportunités peuvent se perdre en un clin d’œil et les regrets peuvent durer toute une vie. »

Reconnaître ses sentiments est une chose mais les exprimer en est une autre. Nous manquons parfois de courage dans cet exercice. Qu’il s’agisse d’une relation amoureuse, familiale ou amicale, exprimer ses sentiments peut parfois complètement changer une situation. Les personnes en fin de vie le réalisent alors que parfois elles ont vu partir des proches avant d’avoir pu leur dire ce qui leur était essentiel. Elles sont dans une situation où elles ne peuvent plus faire marche arrière pour partager de nouveau avec ceux qu’elles ont aimé. La leçon à tirer de ce regret est donc de ne rien laisser nous empêcher d’exprimer nos sentiments. Pas même la peur, l’orgueil, la colère ou ni aucune autre raison.

4. « Je regrette de n’être pas resté en contact avec mes amis »

« L’amitié, comme l’amour, demande beaucoup d’efforts, d’attentions et de constance. Elle exige surtout de savoir offrir ce que l’on a de plus cher dans la vie : du temps. »

La vie nous emporte parfois et nous pensons que nous aurons le temps demain, ou la semaine prochaine, ou l’année prochaine et finalement, nous ne prenons jamais ce temps. Les personnes en fin de vie le réalisent lorsque le nombre d’amis à appeler est vraiment limité malgré les merveilleuses âmes rencontrées au long de leurs vies. Nombreuses sont les personnes mourantes qui aimeraient recontacter ces personnes qu’elles ont porté dans leurs cœurs mais ne peuvent le faire faute d’avoir leur contact. La leçon à tirer ici est que, bien qu’il soit facile d’être entraînées dans le flow de nos vies, nous devons veiller à entretenir les amitiés qui nous sont précieuses. Nous ne manquons pas aujourd’hui de moyens pour le faire, alors faisons-le !

5. « J’aurais aimé m’autoriser à être plus heureux »

« Le bonheur est possible et il vaut mieux aller à sa rencontre qu’en écouter le récit. »

Christophe André

Notre bonheur est déterminé par de nombreux facteurs dont nous ne trouvons pas toujours les clés. Nous ne nous levons pas un matin en nous disant « ok, je serai heureuse aujourd’hui » mais nous décidons de faire ou nous les choses qui nous rendent heureuses. Les personnes en fin de vie réalisent que leurs choix de vie ou même leurs attitudes ne leur permettaient pas d’être heureuses. Elles réalisent qu’elles ne se donnaient pas le droit au bonheur. Nous grandissons avec des attentes pour nous-mêmes et parfois aussi avec celles que la société ou notre entourage nous mettent en tête. Il est naturel de vouloir répondre à ces attentes que nous pensons être les nôtres. Ainsi, nous mettons parfois du temps à réaliser que notre bonheur ne se trouve pas nécessairement où nous pensions qu’il serait. Aller le chercher où il est demande des efforts et visiblement, nombreuses sont les personnes à ne pas s’autoriser à le faire. Ce regret, très partagé chez les personnes mourantes nous apprend que nous nous devons constamment de prendre soin de notre bonheur. Il nous appartient d’aller le chercher.


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@potent_minds