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Ne Laisse Pas les « Instagrameuses » Te Faire Croire Que tu as une Vie de M*rde

Cela fait une dizaine d’années que les réseaux sociaux se sont emparés de notre quotidien. Ce sont des outils qui ont été inventés dans le but d’améliorer nos formes de communication avec autrui. Mais que se passe-t-il lorsque les réseaux sociaux prennent le dessus sur ta vie? Ou lorsque tu détermines ta valeur en tant qu’être humain en fonction du nombre de Like que tu as sous chacune de tes publications? Ou encore, depuis quand as-tu commencé à envier les gens et leurs vies utopiques sur Instagram ?

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Instagram est une application, plus particulièrement un réseau social et un service de partage de photos et de vidéos disponibles sur plates-formes mobiles. Cette petite merveille high-tech créée par Kevin Systrom en 2010 est aujourd’hui l’un des réseaux sociaux les plus utilisés mondialement. Comme toute invention de l’être humain, celle-ci peut être utilisée à bon ou mauvais escient. Et de ce fait avoir des conséquences sur l’être humain qui peuvent être positives ou négatives. On constate de plus en plus que les effets sont plutôt négatifs. Dans ce sens où l’estime des gens est remise en question.

Comment faire en sorte que ce qui a été publié sur Instagram ne t’affecte plus ?

Reconnais le côté «mis en scène»

Il est important que tu prennes conscience que la plupart des publications ne reflètent pas la réalité. En effet, il y a ici une dichotomie entre ce qui est réel ( ce qui est ) et ce qui est fictif ( ce que les gens ont envie de montrer ). Les gens s’inventent un monde utopique pour plaire aux autres. Voici un exemple concret de l’absurdité du cette situation :

N’attends JAMAIS l’approbation des autres pour te définir en tant que personne

Peu importe le nombre de Followers, de Like, de commentaires que toi ou les autres aurez sur internet ,cela ne va jamais déterminer à quel point tu es une personne incroyable. D’ailleurs, si tu réfléchis, tu pourras t’apercevoir que tu existais bien avant les réseaux sociaux. Et que ta personnalité , tes goûts, tes passions et ton caractère qui constituent ce que tu es, on étés crées bien avant que tu utilises les réseaux sociaux. Alors, pourquoi laisser Instagram ou n’importe quel autre outil de communication avoir une quelconque emprise sur toi ?

Essena O’neil

Pour te prouver que les Like ne te rendent pas forcément plus heureuse que les autres, voici un exemple d’une jeune star d’Instagram qui a raconté son témoignage poignant. Essena O’Neill est une jeune australienne âgée de 19 ans qui a fait sensation sur Instagram. Elle s’est rendu compte au fur et à mesure qu’elle gagnait en popularité sur Instagram qu’elle se laissait aspirer par ce tourbillon négatif appelé célébrité. La jeune lycéenne ne vivait plus pour elle, mais pour les autres. Elle faisait semblant de mener une vie fantastique, pendant qu’en réalité elle était très malheureuse :

« J’étais entouré de toute cette célébrité, de tout ce pouvoir. Le fait est que j’étais malheureuse. J’ai autorisé le fait qu’on me définisse par des chiffres. Les moments où je me sentais le mieux, c’était quand j’avais le plus de followers et de Like et le plus de vues. Je n’arrivais plus à me reconnaître en dehors des réseaux sociaux et sans mon apparence physique. J’aurais pu faire tellement de choses de mon temps libre, mais je ne faisais que vivre à travers un écran. J’espérais que les autres puissent me donner de la valeur. Je pensais que c’était la seule chose à faire, mais tout compte fait, ce n’était que de la pure fiction. J’avais tout et pourtant j’étais malheureuse. Quand tu te laisses définir par des chiffres, tu te laisses définir par quelque chose qui n’est pas pure, qui n’est pas réel et qui n’est tout simplement pas de l’amour »

Vie dans le réel, dans l’instant présent et pour toi-même

La meilleure chose à faire c’est donc de vivre l’instant présent, car après tout c’est la seule chose qui compte. Vie le réel est ce qui est palpable et ce que tu peux ressentir. Fias le pour toi-même sans attendre l’approbation de qui que ce soit. La chanteuse Natasha Bedingfield l’exprime très bien dans sa chanson Unwritten « Sens la plus sur ta peau, personne d’autre ne pourra le faire à ta place. Vis ta vie avec les bras grands ouverts, aujourd’hui est le jour où tout commence, le reste n’est pas encore écrit ».

Bailey Parnell dans son discours au TEDx nous explique pourquoi et comment les réseaux sociaux sont en train de nuire à notre santé mentale. Elle raconte qu’elle a pris conscience du stress et de l’anxiété que peuvent provoquer l’absence de contact avec son téléphone et cette envie permanente de regarder son portable et surtout les notifications. Bailey raconte qu’elle était partie en vacances et qu’il lui avait suffit quatre jours sans portable pour commencer déjà à paniquer C’est là qu’elle a réalisé à quel point l’usage des réseaux sociaux et du portable était nocif. À partir de ce moment, elle a eu le déclic et a décidé de faire ses recherches universitaires sur ce sujet.

Les personnes les plus actives sur les réseaux sociaux sont les personnes âgées entre 18 et 24 ans. Sais-tu que tu passes en moyenne environ deux heures par jour sur les réseaux sociaux ?

Selon des études scientifiques, les réseaux sociaux provoquent trois effets en particulier: de l’anxiété, de la dépression et du stress. Quelle est la différence entre les trois?

L’anxiété: c’est l’État de trouble psychique causé par la crainte d’un danger. Autrement dit, c’est une émotion souvent ressentie comme étant désagréable et qui correspond à l’attente plus ou moins consciente d’un danger ou d’un problème à venir. Par extension, c’est la sensation d’avoir une grande inquiétude. C’est un phénomène tout à fait normal qui est présent chez tous les individus. Il faut tout de même faire attention, car s’il est trop excessif cela peut devenir une véritable pathologie.

La dépression: c’est une maladie qui se caractérise par une grande tristesse mélangée avec un sentiment de désespoir, une perte de motivation et de facultés de décisions. Il y a tout de même une diminution du sentiment de plaisir. Cela peut engendrer des troubles alimentaires , des insomnies, des pensées morbides et la sensation de perte de valeur en tant qu’individu.

Le stress: c’est une situation de tension nerveuse excessive et traumatisante pour un individu. Même si initialement cela correspondait à une réponse psychologique d’organisme à une situation épuisante, dangereuse ou angoissante, car le corps produit des hormones très spécifiques lorsqu’on se retrouve dans cet état là. Aujourd’hui le stress s’étend à tout type de situations de la vie quotidienne. C’est pour ça que tu dis «j’ai le stress des examens» ou «ce bruit me stress»,etc.

Mais à ces trois états peuvent s’y ajouter trois générateurs de stress les plus communs dans les réseaux sociaux. Il y a le «Higlight Reel», c’est-à-dire les moments marquants.

1) Le «Highlight Reel»

 Aussi bien que dans le monde sportif, il s’agit ici d’une compilation des moments les plus marquants d’une situation X ou Y. En voilà une belle métaphore, car c’est exactement la fonction des réseaux sociaux. C’est une plate-forme que la plupart des gens utilisent pour mettre les moments les plus marquants de leurs vies. Certains vont le faire au quotidien, ainsi que d’autres de manière hebdomadaire ou très occasionnelle.

«On a des problèmes d’insécurité parce que l’on compare nos moments derrière les caméras avec les autres qui vivent leur ‘highlight reel’». Steven Furtick

Avant tu te comparais aux stars de la télévision, à toutes ces célébrités dont les vies luxueuses sont constamment exposées. Maintenant le problème réside chez les personnes lambda, comme toi et moi qui ne cessent d’exposer leur vie utopique sur les réseaux sociaux. Mais pourquoi? Quel est le but?

Quand tu vas sur Instagram et que tu regardes les profils et le statut des gens tu te dis parois «Mais qu’est-ce qu’elle est chanceuse d’être à la plage en vacances», «J’aimerais tellement être à sa place», «Ce couple à l’air tellement heureux, des vrais ‘relationship goals’», «Cette fille est tellement belle, elle a un corps de rêve!», «Pourquoi ne suis-je pas riche comme lui ou elle?», etc. C’est tout à fait ça, lorsque le Highlight Reel des autres est au top , cela provoque en nous le deuxième facteur de stress: les questions liées au prix .

2)Le prix

Tout comme les produits matériels que tu vas acheter au supermarché ou dans des boutiques et qui ont un certain prix , il en va de même pour les photos et vidéos que tu publies sur Instagram ou tout autre réseau social. C’est-à-dire que dans le monde des réseaux sociaux c’est toi le «produit». En effet, à chaque fois que tu publies une photo ou vidéo , tu le fais dans l’espoir d’avoir des Like, des réactions ou encore des commentaires (de préférence positifs). D’ailleurs plus tu gagneras en Like ou en commentaires, plus tu seras respecté ou bien classé socialement. Cela signifie que tu calcules ta valeur en tant qu’individu par rapport aux nombres de Like et commentaires qu’il y a sous chacune de tes publications.

« On permet aux autres de nous attribuer une certaine valeur. On connaît tous cette personne, ça peut être nous-même qui va carrément enlever une photo de son Instagram, car elle ou il n’a pas reçu suffisamment de Like comme il/elle espérait. Je dois admettre que je me suis retrouvé moi-même dans cette situation. On enlève notre produit du rayon, parce qu’il n’a pas été suffisamment rentable. Cela est clairement en train de changer l’essence même de ce que l’on est en tant qu’individus. On rattache notre valeur personnelle à ce que pense autrui et on fait le compte pour que tout le monde puisse le voir. Et ça en devient une obsession. On doit s’assurer de bien prendre ce fameux selfie. D’ailleurs on accumule trois-cents photos dans nos portables jusqu’à trouver ‘la bonne’ pour enfin la poster.» 

Bailey Parnell

De cette obsession en découle le troisième phénomène de stress provoqué par les réseaux sociaux qui est le F.O.M.O ( Fear Of Missing Out), c’est-à-dire la phobie de l’erreur.

3)La phobie de l’erreur

C’est une anxiété sociale qui est provoquée par la peur que tu as lorsque tu as l’impression de louper un événement important dans ta vie. Au Canada par exemple 7 personnes sur 10 désactivent leur compte, car ils estiment ne pas être suffisamment «cool» ou à la hauteur.

Avec les réseaux sociaux, nous sommes en train d’expérimenter non seulement une baisse de notre estime, mais également une nouvelle forme d’addiction. En effet, tout comme pour les drogues et l’alcool, les réseaux sociaux ont le même effet. Avec chaque Like tu as une sensation de bien-être chimique appelé «dopamine». Pour te rassurer, tu vas regarder les Like des gens sous chacune de tes publications.

« L’abstinence n’est pas la solution, par contre tu peux utiliser les réseaux sociaux de manière sure. Les réseaux sociaux ne sont ni une bonne ni une mauvaise invention. D’ailleurs c’est seulement un outil que l’on a créé pour continuer à faire ce que l’on a toujours fait. C’est à dire, raconter des histoires et communiquer[…] En réalité ce qu’on appel le ‘côté obscure des réseaux sociaux’ n’est en réalité que le côté obscure des gens.»Bailey Parnell

Quelles solutions ?

1) Reconnaître le problème

Prendre conscience que tu as un problème te permet de résoudre ce problème.

2) Mesurer tes fréquentations sur les réseaux sociaux en pesant les pour et les contre

Pose-toi les bonnes questions du type: est-ce que ça me procure plus de plaisir que de malheur ? Ou bien l’inverse ? Pourquoi suis-je si anxieuse? Est-ce que j’ai véritablement besoin des Like ou de l’approbation des autres pour exister ou me sentir valorisé ?

3) Créer une meilleure expérience sur internet

Pour cela il est important d’apprendre à faire les bons choix.

4) Être bienveillants pour servir d’exemple aux autres

Sans forcément devenir des justiciers du web, il est possible d’éduquer les gens sur le harcèlement et leur dire gentiment d’éviter de faire certaines choses. Leur expliquer les conséquences de certains actes.

Finalement est-ce que les réseaux sociaux sont néfastes? C’est en réalité une question de choix. Il n’y a que toi qui peux répondre à cette question. Tu peux décider de te servir des réseaux sociaux comme un outil positif pour t’élever et élever les autres ou bien l’inverse. Dans tous les cas tu es la seule à déterminer ce qui est bon pour toi.

Gabrielle Union : « Je Fais un Vision Board Chaque Année, et sur le 1er, il y Avait Déjà un Test de Grossesse »

Gabrielle Union a tout pour elle : elle est sublime, elle est mariée au basketteur Dwayne Wade et élève les fils de son époux avec tout l’amour d’une belle-maman dévouée, elle est une actrice reconnue, l’auteur d’un best-seller, elle lance sa deuxième collection de vêtements, mais aussi ses soins pour cheveux bouclés Flawless, by Gabrielle Union. Mais il manque une chose à cette femme comblée : être maman. Dans une interview pour Redbook, elle nous révèle comment elle travaille à atteindre ce but, et à ne pas perdre confiance en elle pour les autres objectifs de son existence.

Son parcours douloureux dans l’espoir d’être maman

Dans son autobiographie-confidence, We’re going to need some more wine, Gabrielle Union partage avec nous son parcours de procréation médicalement assistée, de fausse couche en fausse couche.

« J’ai fait 8 ou 9 fausses couches. Si vous voulez savoir le nombre exact, je devrai ressortir mes dossiers médicaux. »

Ne plus compter… Une manière de nous dire à quel point chaque fausse couche a été aussi déchirante que répétitive. Une manière de suggérer le découragement qui peut s’emparer d’une future maman qui, comme elle, passe par la fécondation in vitro, et doit cumuler les tentatives, d’espoir en déception, en nouvel espoir, en nouvelle déception … Elle nous raconte sans fausse pudeur les conséquences des traitements hormonaux sur son corps et sur sa vie affective.

Naturellement, avoir enfin un bébé est encore aujourd’hui la priorité de tous les objectifs qu’elle poursuit.

Créer un vision board pour rendre ses rêves tangibles

Redbook

Peux-tu imaginer que Gabrielle Union ait des difficultés à avoir confiance en elle et en sa capacité à atteindre ses rêves ? Comme nous toutes ? C’est pourtant le cas. Dans son livre comme dans ses interviews, elle est désarmante d’humanité, d’humilité et de sincérité. Elle se montre à nous comme notre semblable, nous révèle les peurs en coulisse de ses succès. Par exemple avant d’oser lancer sa ligne de vêtements, voici le genre de pensées qui l’empêchaient d’oser le faire :

« Pendant des années, j’ai été traversée d’idées de projets comme celle de créer ma propre ligne de vêtements, et j’ai eu de temps en temps l’appréhension d’être démasquée ! Oui ! Oh mon Dieu, ils vont se rendre compte que je suis incompétente… »

Eh oui, les femmes d’exceptions ne sont pas à l’abri du fameux « syndrome de l’imposteur », ce mécanisme psychologique qui pousse à sous-estimer sa valeur et penser que l’on doit nos succès à un malentendu, et que prendre une initiative de succès peut nous démasquer aux yeux des autres comme une personne non méritante.

C’est une des raisons qui a poussé Gabrielle Union chez un life coach qui lui a conseillé de faire un vision board, un tableau où coller des images lui permettant de visualiser ses rêves.

« Je fais un vision board chaque année. Parmi les images figurant sur mon premier vision board, il y avait une ligne de soins capillaires, le Kenya, et un test de grossesse Clearblue. Comme mes buts étaient sous mes yeux, j’ai pu regarder mes tableaux et me dire « Oui, j’ai beaucoup travaillé pour tout cela et je le mérite. ». Cela m’a aidée à arrêter de trouver la joie suspecte, à ne pas saboter quelque chose avant d’avoir une chance de le faire parce que j’avais peur d’être rejetée. Les seules choses qui ne se sont pas réalisées sont une ligne de cosmétiques, le Macchu Picchu, et un bébé. J’ai eu des tests positifs, mais aussi beaucoup de fausses couches, donc peut-être faut-il que je sois plus précise et que je choisisse une image de femmes avec un être humain voyageant dans ses orifices. Je mettrai cela sur mon tableau cette année, et je verrai ce qui se passera. »

L’amour et la compassion

Croire en ses rêves, se faire confiance, s’aimer malgré les échecs, et savoir qui elle est vraiment, c’est le but du coaching que suit Gabrielle Union. En plus du vision board, voici quelques conseils de développement personnel qu’elle partage avec nous:

  • Créer une liste de ce qui te rend heureuse, de ce qui te déplaît, de ce qui t’ennuie, de ce qui t’a rendue euphorique… en l’analysant, tu en sauras davantage sur qui tu es vraiment.
  • Corrige tes anciennes erreurs. Repense aux personnes à qui tu as causé du tort, avec qui tu as manqué de patience ou de compréhension, sur lesquelles tu as voulu prendre le dessus. Réfléchis à ce qui t’a motivée à mal agir, retrouve ces personnes et excuse-toi sincèrement.
  • Sois empathique, et pas seulement quand c’est valorisant à tes propres yeux, ou facile. Aie de la compassion avec tes proches comme avec tous ceux que tu croises.
  • Sois à l’écoute: les personnes que tu croises ont besoin d’être écoutées, vraiment écoutées. Sois ouverte et attentive à leur histoire.
  • Fais taire la négativité : ne médis pas, et ne te rends pas complice de gossip en écoutant ceux qui s’y laissent aller : « Quand quelqu’un commence à critiquer, je dis « Je ne peux pas. »: ça arrête les gens d’un coup. Ils demandent « Quoi ? Tu ne peux pas quoi ? » Je réponds « Écouter ça. Non, je ne peux pas. C’est tellement négatif. On ne peut pas revenir aux histoires sur les bêtises de ton enfant ? Parce que ça, c’était drôle. » Tu dois dire ça avec un clin d’œil et un signe de tête, mais ça fait taire les gens. J’avais l’habitude de faire ça si la conversation portait sur quelqu’ un que j’aimais : tu ne dis pas de mal de mes amis ou des membres de ma famille devant moi. Mais à présent c’est général, parce que quand tu laisses faire ça dans ton espace, même si tu n’y participes pas ou si tu n’es pas d’accord avec ce que tu entends, ton silence te rend complice de cette énergie négative, et ça se retourne contre toi. »

On commence tout ça aujourd’hui ?