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Ginella Massa : première femme voilée à présenter le JT au Canada

Beaucoup s’accordent à dire que le paysage audiovisuel devrait refléter la société. Malheureusement, ce n’est pas le cas en France ou en Amérique du Nord. Comme tu le sais sans doute, à la télévision, les minorités y sont sous-représentées par rapport au reste de la population. Il s’agit malheureusement d’une problématique persistante. Et c’est parce qu’il subsiste ce genre de problèmes que la nomination de Ginella Massa au journal télévisé du soir d’une grande chaîne nationale canadienne a fait le tour du monde. A 29 ans, Ginella a un curriculum vitae impressionnant, mais la raison pour laquelle on parle autant d’elle est religieuse. En effet, la jeune femme de 29 ans porte le hijab, y compris à l’antenne. Une première au Canada ! La manière dont la presse mondiale a relayé cettte information en dit beaucoup sur l’état de la société aujourd’hui. Voici en 3 points ce que la nomination de Ginella Massa à la tête d’un JT national représente aujourd’hui.

1. Une autre image de la femme musulmane

 

Les événements du 11 septembre 2001 ont profondément modifié la perception de la communauté musulmane en France et dans le monde. Pour ses intérêts personnels, une certaine classe politique a contribué à démocratiser des paroles et actes islamophobes. Pour certains, le voile est considéré comme une atteinte à la liberté d’autrui, comme une agression… La polémique autour du burkini cet été en France en est un triste exemple.

Pour d’autres, la femme voilée serait soumise, victime de pratiques d’un temps révolu.

Ces postures, fausses, sont graves. Largement véhiculées, elles participent grandement à l’islamophobie en France et dans le monde. Pire : cette violence verbale a logiquement atteint les rues. Ainsi, de très très nombreux crimes et agressions anti-musulmans ont été perpétrés ces dernières années.

Pour Ginella Massa et des centaines de milliers de femmes, porter le hijab n’est évidemment pas un acte agressif ou synonyme de contrainte :

« [Porter le hijab est un] “symbole de la foi et un choix profondément personnel. »

La nomination d’une femme voilée à la tête d’un JT national est un signal fort. Un signal capable de convaincre toutes les femmes comme Ginella qu’avec du travail et de la détermination, elles peuvent concrétiser leurs objectifs. De l’espoir en somme.

2. Une forme d’espoir pour les femmes voilées

 

Connais-tu Noor Tagouri ? Il s’agit d’une journaliste américaine dont le but professionnel est de présenter un JT majeur dans son pays telle qu’elle est, c’est-à-dire avec son hijab. Pour faire entendre sa voix et atteindre son objectif, elle avait accepté d’être mise à l’honneur dans les colonnes du célèbre magazine Playboy. Sa démarche jugée particulière a été décriée mais également saluée.

En exerçant son métier de la meilleure façon possible, Ginella Massa incarne une forme d’espoir. Car oui, exercer une profession médiatique est très compliqué pour les femmes voilées.

 « Beaucoup de femmes journalistes derrière la caméra exerçant aux Etats-Unis m’ont confiée qu’elles sont confrontées à de multiples obstacles lorsqu’elles veulent passer à l’antenne. »

«  On leur a clairement fait comprendre qu’à cause de leur hijab ce ne sera pas possible. Ça me rend triste parce qu’on les empêche de pratiquer leur métier à cause des idées d’une seule personne de leur entreprise qui croit savoir ce que les téléspectateurs sont capables d’accepter ou non. »

Bien que la route soit encore longue, Ginella Massa est bien la preuve que les choses changent lentement mais sûrement, et ce même dans un contexte de forte islamophobie.

3. La poursuite d’un lent changement dans la société

S’il est vrai que l’arrivée d’une femme portant le hijab à la télévision canadienne reste un fait rarissime en Occident, il faut également reconnaître qu’il s’agit de la poursuite d’un changement.

Pour les femmes voilées, mais aussi pour l’ensemble de la société et les rapports entre communautés, comme Ginella Massa l’a affirmé lors d’une interview :

« Si nous [journalistes] voulons parler aux différentes communautés et raconter leurs histoires, alors nous devons avoir des représentants de ces communautés. »

Tu l’as lu en introduction, certains sociologues et observateurs considèrent que la télévision devrait être le miroir de la société. Idéalement, les individus d’un même pays devraient pouvoir être représentés dans toute leur diversité. Dans une interview accordée cet été au magazine américain Variety, Michelle Obama, Première Dame des Etats-Unis, donne une piste. En effet, elle y a déclaré que « pour beaucoup, la télévision et les films sont peut-être une des seules façons pour les gens de savoir comment vivent ceux qui ne sont pas comme eux. »

Voir une femme voilée présenter les informations devrait être normal. Y voir de plus en plus de Ginella Massa devrait contribuer à rendre cela naturel et donc à intégrer les femmes musulmanes et plus largement toute la communauté au sein de la société.

À 29 ans seulement, Ginella Massa devient une des ambassadrices des femmes voilées en Occident. Dans le contexte de mépris à l’égard des musulmans que nous connaissons aujourd’hui, cette prouesse est saluée dans le monde entier. Evidemment, elle suscite aussi des commentaires racistes et sexistes, mais cela n’arrêtera pas le changement qui est en marche actuellement.  La télévision, le cinéma devraient être un reflet de notre société. Quand on s’y voit représenté, on sent que l’on fait partie d’un ensemble, d’un pays, d’une nation. Cela développe le sentiment d’appartenance. Plus de femmes, de jeunes, de Noirs, d’Asiatiques, etc. dans le paysage audiovisuel permettrait à chaque individu de pouvoir s’identifier à ces personnes et se dire qu’elles aussi peuvent devenir journaliste, cadreur, monteur, etc. si elles le souhaitent.

Les 10 Habitudes Qui Te Rendent Pauvre

Il y a quelques semaines, Femme d’Influence te donnait quelques-unes des raisons pour lesquelles tu n’es pas (encore) millionnaire, parmi elles : le fait de ne pas (encore) être une #Girlboss ou d’avoir une vision négative de l’argent. Peut-être essayes-tu en ce moment même de concrétiser cet objectif ? En tout cas, sache que pendant que tu t’y emploies, de petites habitudes apparemment anodines ne participent pas à remplir ton compte en banque. En réalité, ces petites habitudes te rendent tout simplement pauvre !

En voici 10 qu’on a toutes plus ou moins eues et qu’il serait bon d’abandonner de toute urgence, histoire de débuter l’année 2017 sereinement 🙂

1. Dépenser plus d’argent que tu n’en gagnes

Adieu achats compulsifs ! Tu as vu une superbe écharpe sur Asos et une paire d’escarpins à tomber dans cette boutique, là, en sortant du travail ? La question à te poser est la suivante : où en sont mes finances ? Si tu es dans le rouge, le plus sage serait de ne pas craquer. Si tu as un peu plus d’argent ce mois-ci, peut-être que l’épargner serait une bonne idée. Tu n’as pas de compte épargne ? Dans ce cas, le point suivant s’adresse à toi assurément !

2. Ne pas économiser

Parfois, il arrive qu’on soit persuadée qu’on ne gagne pas suffisamment pour pouvoir épargner alors qu’en réalité on peut mettre de côté chaque mois, même une petite somme. En général, quand tu veux économiser, tu peux le faire à ton rythme, sans pression. Ce qu’il ne faut surtout pas faire, c’est mettre des sous de ton compte courant à ton compte épargne et leur faire faire le chemin inverse, c’est-à-dire les remettre sur ton compte lié à ta carte bleue. Si tu épargnes même quelques piécettes par mois, assure-toi de ne plus y toucher. Tu seras surprise de la rapidité à laquelle tu te seras constitué un petit pécule de secours en cas de pépin. 😉

3. Multiplier les petites dépenses

Un Caramel Macchiato par-ci, un Mocha Blanc par-là, quelques courses en Uber pour aller chercher un fast-food un soir de flemme ou pour arriver rapidement chez une amie qui t’attend depuis 1h00, des petites courses quotidiennes pas si utiles que ça à la supérette du coin… Quand on fait le calcul, à la fin du mois, ces petites dépenses apparemment sans conséquence sur ton budget serré font la différence. Sans arrêter complètement, pense aux achats que tu peux limiter. Au lieu d’acheter 18 cafés par semaine par exemple, investis dans un mug ou thermos ou réorganise ton temps pour les prendre chez toi ou au boulot. Pour contourner Uber, ton abonnement aux transports publics reste ton meilleur ami.

4. T’abonner à plusieurs services… et ne pas en faire usage

Netflix, Amazon Premium, cinéma illimité, salle de sport, etc. Avec le boulot, les amis, les sorties, on en oublierait presque qu’on a pris des abonnements. Bien que très utiles, ils peuvent pourtant rapidement devenir une source d’importante de perte financière au fil des mois. Si tu les utilises régulièrement, aucun souci. En revanche, si tu en fais rarement, voire jamais, usage, tu devrais peut-être faire le point et voir quels abonnements il serait temps pour toi de résilier.

5. Faire des prêts à la consommation à mauvais escient

Faire un prêt en soi n’est pas un crime. Pour financer un projet ou acheter un bien, ce n’est jamais une mauvaise chose puisque dans ces cas de figure, il s’agit d’un investissement à long terme. Là où ça peut être perçu comme contre-productif, c’est lorsqu’il s’agit d’acquérir un énième smartphone alors que celui que tu as actuellement fonctionne très bien et fait l’affaire pour l’utilisation que tu en as. Comme tu le sais, un crédit a un coût, ajoutes-y quelques assurances, et te voilà endettée pendant plusieurs mois, voire années pour un achat pas si utile que ça et qui à terme ne t’apportera pas autant qu’un investissement avisé.

6. Éviter de prendre des risques professionnels

Parfois des opportunités professionnelles s’offrent à toi, mais tu penses que quitter ton emploi pour faire une formation, ne te garantira pas le revenu qui tombe actuellement chaque mois sur ton compte bancaire. Cette pensée négative te donnera à coup sûr raison. Mais si tu conçois le futur en te disant que tu vas réussir et accéder à ton but, une grande partie du chemin est déjà faite 😉 Te renseigner, te  former, rencontrer des professionnels qui évoluent dans le secteur que tu vises sont loin d’être des actions inutiles et qui t’appauvriront sur le long terme. Penses-y !

7. Être très (très) généreuse avec ton entourage

Comme pour toutes choses, les extrêmes ne sont jamais bons. Tu es en vacances avec des amis ou de la famille, il y a une grosse dépense à faire pour le groupe, tu te portes volontaire pour la prendre en charge. Tu sors déjeuner avec tes collègues, l’addition ne te parais pas énorme, tu la payes. Ton collègue te doit des sous, tu effaces sa dette et refuses qu’il te rembourse. Ce comportement fait de toi une généreuse amie et collègue, mais il participe surtout à te rendre plus pauvre que tu ne l’es déjà. Attention, il ne s’agit pas de te transformer en Picsou ! Pourquoi pas mettre en place un système qui prévoit que chacun paye à tour de rôle ? Essaie pendant quelques semaines, tu seras étonnée du changement et tu verras que ça ne devrait pas changer tes relations avec ton entourage.

8. Ne pas faire de budget

Rassure-toi, tu n’es pas obligée de créer une feuille de calcul Excel et la mettre à jour après chacun de tes achats quotidiens. Généralement, on pense à faire un budget lorsqu’on part en vacances, mais saches que faire un budget dans les grandes lignes a aussi ses avantages. Tu peux te rendre compte de ce que tu dépenses par catégories (courses, loyer, sorties, etc.) et ainsi mieux anticiper à l’avenir. Certaines banques proposent cette fonctionnalité via leur application mobile.

9. Faire beaucoup de sorties

Sorties en soirée avec tes copines tous les week-ends, afterworks avec tes collègues, etc. Bien sûr, aucune loi n’interdit les bons moments entre amis. Le tout est de trouver un équilibre entre beaucoup, beaucoup de sorties et aucune. Ton portefeuille te dira merci et tu ne te sentiras pas pour autant contrainte de faire des sacrifices pour tenir ton budget mensuel.

10. Ne pas te préoccuper des questions d’argent

Tu ne sais jamais de combien d’argent tu disposes sur ton compte, car tu ne consultes jamais tes relevés ? Tu dépenses sans vraiment compter en ne sachant pas si tes achats vont être acceptés ou non ? Bref, l’argent n’est pas un sujet de préoccupation. Mais pas parce que tu en as beaucoup. C’est plutôt tout le contraire. Tu as des revenus très modestes, peu d’aides, mais tu préfères ignorer cette situation en ne mettant pas le nez dans tes comptes. Malheureusement, sans mauvais jeu de mots, cette posture de l’autruche risque de te coûter cher… Prendre rendez-vous avec ton conseiller et faire le point avec lui serait peut-être un bon point de départ.

Alors, t’es-tu reconnue dans un de ces points ? Si oui, dis-toi que rien n’est figé dans le marbre. Ces habitudes, tu peux les abandonner maintenant si tu le décides. Par contre, pour que ça fonctionne durablement, c’est comme le sport, il faut s’y tenir Discipline et volonté sont les maîtres-mots ici ! Courage

Pas convaincue ? Souviens-toi que les plus belles success story ont commencé par des efforts et des concessions. Et sans aller jusque là, pour te motiver, repense aux fameux escarpins que tu as vus dans la vitrine de la fameuse boutique près de ton boulot et imagine les avoir aux pieds 😀

#NoPainNoGain