Les 5 Regrets des Personnes en Fin de Vie

À ton avis, quels pourraient être tes regrets à l’automne de ta vie ?

C’est cette même question que Bronnie Ware, infirmière en soin palliatif, a posé à ses nombreux patients. Accompagnant les mourants durant les dernières semaines, les derniers jours jusqu’au dernier souffle de leur vie, elle est frappée par les similitudes de leurs témoignages : 5 regrets reviennent de manière constante.

Teinté de négatif, le regret est une réaction émotionnelle ayant trait à des actes, des comportements du passé. Il s’éprouve le plus souvent au travers du chagrin, de la honte, de la culpabilité ou encore de la dépression. Mais le regret ne se rapporte pas nécessairement à une action commise, il concerne bien des fois l’inaction, faisant profondément souffrir les individus qui se reprochent des situations durant lesquelles ils n’ont pas agi.

Devant une mort que l’on sait imminente, inéluctable et irréversible, il arrive parfois que nous prenions conscience. L’état irréversible que constitue la mort est parfois précédé par une période angoissante de déclin, durant laquelle nous sommes amenés, avec une sincérité désarmante, à dresser le bilan de notre vie.

Dans son ouvrage Les 5 Regrets des Personnes en Fin de Vie, Bronnie Ware livre, au travers d’un récit authentique et courageux, ces 5 regrets et t’invite à mener une vie au plus près de tes aspirations. Venant te rappeler l’essentiel, ces témoignages bouleversants te feront réfléchir sur le sens à donner à ta vie.

Regret n°1

Je regrette de ne pas avoir eu le courage de mener une vie en restant fidèle à moi-même, plutôt que la vie que les autres attendaient de moi.

 

« J’ai attendu toutes ces années pour être libre et indépendante, et maintenant, c’est trop tard. (…) Non pas que j’aurais voulu mener une grande vie. Je suis une bonne personne et je n’ai jamais souhaité le mal à personne. Mais je voulais également faire des choses pour moi-même et je n’en ai jamais eu le cran. »

 

C’est le regret le plus fréquent nous indique Bronnie Ware. Il est à l’origine de la plus grande souffrance et provoque les plus grandes frustrations, la prise de conscience arrivant bien souvent trop tard chez les individus. On le sait, l’environnement dans lequel nous évoluons n’est pas sans influence sur nous. Bien que nous soyons responsables et que nous agissions sous notre propre libre arbitre, il arrive que nous laissions notre environnement dicter nos choix et les agissements qui en découlent. Les éléments qui le constitue, qu’il s’agisse de notre entourage, famille, amis, ou des conventions sociales, sont susceptibles d’agir sur nous. La pression sociale n’étant pas sans conséquence, elle en arrive à brouiller les esprits, si bien que nous éprouvons le plus grand mal à suivre l’orientation de notre propre coeur, à suivre nos propres aspirations. 

Regret n°2

Je regrette d’avoir travaillé autant.

 

« Si je peux vous dire une chose sur la vie, Bronnie, c’est celle-ci : ne vous créez pas une vie qui vous fera regretter d’avoir trop travaillé. Je peux maintenant affirmer que je ne savais pas, jusqu’à maintenant, au moment où je fais face à la fin, que j’allais le regretter. Mais au plus profond de moi, je savais que je travaillais trop. (…) J’aurais aimé ne pas avoir donné autant d’importance à ce que les autres pensaient de moi, comme je le fais maintenant. Je me demande pourquoi l’on doit attendre de mourir pour comprendre ces choses. »

 

Il n’y a rien de mal à aimer son travail, ni même à vouloir s’y consacrer pleinement et y mettre son entier. Mais tant de choses inestimables existent en dehors de lui et doivent prévaloir, que l’on ne saurait s’y consacrer en permanence. La leçon à y retirer est la suivante : parvenir à un équilibre, une juste mesure, une médiété. C’est un juste milieu entre deux extrémités fâcheuses. L’une par défaut, la paresse. L’autre par excès, l’acharnement au travail.

Le travail ne devrait pas prendre le dessus sur des valeurs qui lui sont supérieures. C’est que le travail n’est souvent qu’un moyen au vu d’une fin, celle de subvenir aux besoins de sa famille et aux siens. S’y consacrer aveuglément au détriment de soi-même, de sa santé physique et morale, de son bien-être et de ses liens familiaux pourrait être une erreur. Ce regret formulé, on est alors invité à concilier ces deux sphères de notre vie, à ne pas perdre de vue l’essentiel.

Regret n°3

Je regrette de ne pas avoir eu le courage d’exprimer mes sentiments.

 

« J’avais trop peur de montrer mes sentiments. Ainsi, je travaillais, travaillais sans arrêt et garder ma famille à distance ; ils ne méritaient pas d’être aussi seuls. J’aurais souhaité qu’ils me connaissent vraiment. »

 

À la différence des enfants qui évacuent avec spontanéité chacune de leurs émotions, se soulagent de leur mécontentement et expriment leur tristesse au travers de pleurs, leur joie de vivre en riant aux éclats, l’adulte lui les refoule, les étouffe. Il éprouve parfois le plus grand mal à exprimer ses sentiments, croyant à tort que ce serait comme se mettre à nue, comme se rendre vulnérable. Pourtant, exprimer ses sentiments pourrait éviter de nourrir bien des regrets. En ayant le courage d’exprimer ses sentiments, ce qui implique de les  assumer totalement, on se fait cadeau à nous-mêmes et aux autres. Les vertus de courage et de sincérité resteront toujours récompensées, bien que la manière dont elles le sont ne soit pas toujours celle à laquelle on s’attendait. Cette récompense se traduit par un renforcement du respect de soi, l’absence de culpabilité, de regrets…

 

Regret n°4

Je regrette de ne pas être resté en contact avec mes amis. 

 

« Ne perdez pas le contact avec les amis qui vous sont les plus chers, Bronnie. Ceux qui vous acceptent comme vous êtes et qui vous connaissent très bien sont plus précieux que toute autre chose à la fin. Je parle par expérience. Ne laissez pas la vie se mettre en travers de votre chemin. Arrangez-vous toujours pour savoir où les trouver et faites-leur savoir que vous les appréciez. Ne craignez pas d’être vulnérable. J’ai perdu du temps en ne voulant pas leur faire savoir dans quel état misérable j’étais. »

 

L’apprentissage de l’amitié débute dès la tendre enfance. Jusqu’à un stade avancé de l’existence, les amis vont et viennent. Mais il est important de les chérir lorsqu’ils sont là. Il ne s’agit pas simplement de garder un bref contact avec ceux-là, mais de leur faire cadeau de notre compagnie. Ce lien particulier, à la fois souple et exigeant, que constitue l’amitié, est depuis des siècles un pilier des relations humaines. Pourquoi ? Car l’amitié véritable réconforte, elle est un soutien sans faille qui apaise douleurs et souffrances.

Regret n°5

Je regrette de ne pas m’être permis d’être plus heureux. 

 

« Je ne pense pas avoir un jour senti que je méritais d’être heureuse, vous savez. Mon divorce a sali le nom et la réputation de ma famille. Comment puis-je être heureuse ? (…) Il est trop facile d’exiger toujours plus de la vie, et c’est normal jusqu’à un certain point, étant donné que développer ce que nous voulons et que nous progresserons toujours, apprécier ce que nous avons déjà sur le chemin est la chose la plus importante. La vie passe si vite que vous viviez jusqu’à l’âge de vingt, quarante ou quatre-vingts ans. »

 

Le bonheur est maintenant, et il ne peut être que maintenant. Pourtant, en attribuant ce dernier à l’accomplissement de tel ou tel projet, on projette constamment le bonheur dans le futur. Agissant de la sorte, on s’empêche d’être heureux dans le moment présent. Il est temps de rendre grâce pour ce que nous avons.

 

 

Libre de tout regret. 

Ce récit s’achève en réalité sur une fabuleuse lueur d’espoir. Le temps file, la vie passe à vive allure. Mais il reste possible d’arriver au bout, libre de tout regret. Vivre loyalement nécessite beaucoup de courage. Mais le choix te revient.

 

 


 Pour aller plus loin, procure-toi le livre : Clique ici

Lina
Lina

Etudiante en droit et en philosophie, j’attache à côté de cela un intérêt tout particulier à la beauté, à l'apparence physique et tout ce qu'elle englobe. Elle est un moyen en vue d’une fin, celle du bien-être et de la réussite, qu'elle que soit l’idée que l’on se fait de celle-ci. Convaincue du réel impact de l'apparence, je vous partage modestement ce que j'espère vous être utile. Instagram : lina.bl

REJOINS LA
#TEAMFI

 
Pour recevoir ta dose de motivation
et être au courant de nos évènements
avant tout le monde
S'ABONNER
close-link