Pourquoi Il Faut Arrêter de Sortir Avec Les « Hommes qui ont du Potentiel »

La notion d’ « homme qui a du potentiel » est le piège dans lequel de nombreuses femmes tombent et perdent un temps précieux à attendre qu’un homme révèle ce qu’il peut être ou ce qu’il peut faire. En réalité, passé un certain âge, un homme qui a un potentiel l’a déjà manifesté, ou n’en a pas.

 Qui sont ces « hommes qui ont du potentiel » ?

 

« C’est vrai… il n’est pas parfait, mais il a du potentiel. »

À cette réplique, je te dirais « Quitte-le » ! Quitte-le, non pas parce qu’il n’est pas parfait, l’amour n’attend pas que l’autre soit « parfait », mais juste une authentique personne aimante et digne d’amour. Quitte-le parce que c’est un « homme qui a du potentiel ». Cette idée peut te paraître parfaitement paradoxale : en effet, l’idée de potentiel est ce qui invite à parier sur un individu dont on sent qu’il pourra développer des compétences encore latentes. C’est ainsi qu’on prend en compte le potentiel d’un élève pour l’orienter, et pas seulement ses notes, ou qu’on embauche un candidat sur un profil prometteur plus que sur ses compétences déjà acquises.

L’homme qui a du potentiel est lui aussi quelqu’un qui n’a pas révélé tout ce qu’il peut être et tout ce qu’il peut faire. En théorie, ce n’est pas un problème : nous sommes tous en constant développement, et nous progressons constamment. Mais en pratique, cela est très différent. Avoue que si tu restes avec un homme « parce qu’il a du potentiel », c’est que tu as du mal à trouver d’autres raisons de rester à ses côtés. Tu n’énumères pas un grand nombre de qualités avec en perspective leur développement et l’apparition d’autres qualités que tu pressens. Tu parles d’atouts que tu espères voir apparaître, et qui sont donc par définition, pour l’instant, une absence de qualités !

De plus, contrairement à la situation d’un élève ou d’un employé doté de potentiel, nous nous situons ici sur le terrain de l’amour : la compétence qui manque est donc une qualité relationnelle, une qualité de petit ami, ou encore une habileté professionnelle ou sociale qui affectera ton couple s’il ne la développe pas. C’est un défaut plus grave que ne de pas maîtriser un logiciel ou d’avoir besoin de cours particuliers d’anglais !

Enfin, la notion d’ « homme à potentiel » est liée à celle d’ « homme immature ». Aucun homme (ni aucune femme) ne peut se vanter d’avoir fini son développement, même à la veille de sa mort. Mais si un homme n’a même pas commencé ce développement, passe ton chemin : c’est un homme-enfant.

Que veut dire «  ne pas avoir révélé tout son potentiel » ? Faut-il attendre d’un homme qu’il ait déjà atteint tous ses objectifs quand nous le rencontrons ? Non : un homme qui vient de créer son entreprise et qui n’arrive pas encore à se payer n’appartient pas à la catégorie dont nous parlons. Il manifeste déjà son ambition, sa ténacité et sa créativité. Il n’a pas encore eu le temps d’en donner toute la mesure, mais tout cela n’est pas à l’état de simple potentiel, de fantasme bien confortable parce qu’il ne se réalisera jamais.

De même, un tout jeune homme est nécessairement, pendant une période de sa vie, un pur potentiel. Il est très difficile de dire à partir de quel âge les compétences d’un homme sont supposées passer du potentiel au réel, et donc à partir de quel moment tu es censée ne plus faire preuve de patience. Cela dépend du parcours choisi, des histoires de chacun qui peuvent être des facteurs qui ralentissent une évolution, cela dépend aussi des buts que l’on se fixe.

La règle à retenir à celle-ci : l’ « homme à potentiel » n’est plus pour toi à partir du moment où tu as commencé à révéler le tien.

L’ « homme qui a du potentiel » te fait perdre ton temps

 

Quand Michelle La Vaughn Robinson a rencontré Barack Obama, il n’était pas encore le président des États-Unis, mais bel et bien un jeune homme plein de potentiel ! Certes. Mais il n’était pas un « homme qui a du potentiel ». Il était déjà brillant, travailleur et engagé dans sa communauté.

Les hommes dont nous parlons n’ont que leurs paroles et leurs plans sur la comète, et ils n’ont pas fait le premier pas pour les accomplir. Un indice te permet de soupçonner qu’il n’aura jamais que du potentiel : quand il te parle de ses rêves, cet homme se donne une série d’excuses pour expliquer qu’il n’ait encore rien accompli. Il présente ces excuses comme une fatalité et se victimise : « Ah, si j’étais dans tel pays, j’aurais déjà fait fortune ! », « Le problème, c’est les lois françaises, qui freinent les ambitions ! », « Si je n’avais pas eu des parents divorcés, je croirais sans doute au mariage », « Si j’étais né dans une autre famille, j’aurais eu les moyens et les contacts pour me lancer ! », ou encore « Dans ce milieu, il n’y a que le piston qui marche ».

Une autre situation doit t’alerter. Si tu y réfléchis vraiment, le potentiel que tu imagines chez cet homme correspond-il à ses rêves… ou aux tiens ? Tu as peut-être projeté sur lui l’image de l’homme que tu voudrais qu’il soit.

Dans les deux cas de figure, l’homme qui se contente d’avoir du potentiel ne le manifestera jamais.

Et si tu avais le syndrome du coach ?

Tu perds ton temps avec lui. Tu sais que c’est un risque…

Alors pourquoi restes-tu avec lui ? Pourquoi tant de femmes s’attachent à de tels hommes et leur donnent une patience qui ne sera jamais récompensée, puis finissent pas les quitter, usées et désabusées, ayant perdu des années à leurs côtés ?

Parce que nous sommes nombreuses à être atteintes du « syndrome du coach ». Ce syndrome, je viens d’en inventer le nom ! Mais ce qu’il désigne est vieux comme le monde. Tu as déjà sûrement entendu parler du « syndrome de l’infirmière » ? Il s’agit de cette tendance qu’ont la plupart des femmes à être attirées par des hommes qu’il faut réparer, parce qu’elles sont empathiques et altruistes, puis piégées par l’impression valorisante d’ « aider » leur homme. Tu peux décliner ce modèle à la situation qui attache une femme déterminée, structurée et ambitieuse à un homme qui n’a pas commencé à se construire. Elle n’est pas son infirmière ni son psy dans ce cas, mais sa coach de vie.

Alors certes, un couple est l’espace idéal pour se révéler et se renforcer. Dans un couple, on se fait grandir, on se motive, on se coache mutuellement ! C’est même un des merveilleux apports d’un mariage qui fait de deux êtres qui s’aiment un Power Couple. Mais si ce coaching n’est pas mutuel, il y a un problème : il y aura une coach frustrée devant un homme aux qualités virtuelles, ou pire… un coach qui a réussi son travail, et un « client » satisfait qui le remercie et le quitte, très content du travail réalisé sur lui, et qui va faire profiter une autre de ce potentiel révélé !

Enfin, dis-toi que l’on peut embaucher sur du potentiel : ce n’est pas très grave, le licenciement existe. En revanche, en amour , l’enjeu est bien plus grand qu’une baisse de productivité et de bénéfice temporaire : il s’agit de ton temps et de ton cœur.

Tu peux engager un employé qui a du potentiel, mais tu ne dois t’engager qu’avec un homme qui montre d’ores et déjà ce dont il est capable pour toi, pour lui et pour vous.

Elise
Elise

L’amour est ma valeur première. Je suis convaincue qu’en cherchant l’harmonie en couple, nous trouvons la part de nous-même la plus rayonnante. Alors soyons brillantes et influentes: aimons et vivons avec générosité et intelligence. Nous sommes fortes, nous sommes belles, nous sommes libres. Nous nous donnons le pouvoir, de Femme à Femme. Inspirons-nous les unes des autres pour changer nos vies et le monde qui nous entoure.

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