Eve se Montre pour la Première Fois au Naturel et nous Rappelle que le Maquillage Peut Devenir une Dépendance

La rappeuse et actrice américaine Eve a récemment fait une apparition sur le plateau de télé The Talk, arborant un visage sans aucun artifice. Elle nous fait part de sa réflexion sur son rapport au maquillage, dont elle avoue s’être rendue dépendante pendant des années. Ses paroles ne manqueront pas d’inspirer nombre de femmes qui s’identifieront et se reconnaîtront dans son discours. Eve soulève des questions importantes. Plus qu’un embellissement de soi-même, le maquillage touche à l’image de soi et aux rapports avec autrui. Et à ce titre, il ne saurait être pris à la légère.

 

Le maquillage, objet de dépendance ?

 

« C’est devenu un masque de sécurité. J’ai été dans le business la plus grande partie de ma vie. Je me maquillais pour tout. Chaque fois que j’étais en public, je me devais de porter du maquillage, c’était comme si je mettais un soutien-gorge le matin. J’ai commencé à voir des défauts que je ne voulais pas que les autres voient. Je les couvrais par peur que l’on dise « Ce n’est pas ce à quoi elle ressemble. » J’avais peur de ça et je ne veux plus en avoir peur maintenant. »

Eve

 

Eve nuance son propos en ajoutant que, le maquillage en tant que tel n’est pas un masque, il n’est pas nuisible. Mais c’est la dépendance psychologique que l’on tend à créer avec lui qui, elle, se révèle mauvaise. Cette dépendance est pesante. Le maquillage devient un masque de sécurité qui dissimule les défauts mineurs –  cicatrice d’acné, cernes, rougeurs, tâches. Il est le moyen de camoufler, de combler ce que l’on juge être des insuffisances. Se dévoiler au naturel serait comme se rendre vulnérable. L’idée d’apparaître sans artifice suscite inconfort et insécurité. Le maquillage devient alors un outil de protection et de contrôle, c’est un réflexe qui rassure. Avec lui, on parvient à contrôler sa représentation physique. On ne saurait sortir sans.

Et c’est à ce moment précis que le maquillage n’est plus simple maquillage, mais il en vient à conditionner, modifier notre rapport avec les autres et nous-mêmes. Au-delà de notre propre regard, c’est la représentation que l’on renvoie à autrui, sa perception que l’on vise à changer.

Le maquillage est dérangeant dès lors qu’il devient ce masque derrière lequel on y réfugie douleurs et souffrances. Détestant notre propre image, c’est alors que l’on développe cette horreur au naturel, cette incapacité à nous voir sans artifice. Le maquillage est notre seule réalité. C’est ce risque qu’il faut éviter.

En succombant à la dépendance, on se crée une pression inutile. Et viendra le moment d’une prise de conscience. Eve nous l’explique, c’est cette prise de conscience qui a motivé sa décision.

Pourquoi faudrait-il nécessairement cacher nos imperfections ? Ne sont-elles pas une réalité pour tout le monde ? Depuis quand sommes-nous supposées être en tout point « parfaites » ? La perfection physique change et fluctue au gré des époques et des canons de beauté qui leur sont propre. La perfection physique en soi n’existe pas, c’est une pure illusion. L’idée même que l’on se fait de la perfection est amenée à changer d’un individu à l’autre.

 

Le maquillage ne devrait jamais être une prison, le maquillage est un choix.

 

« Ne soyez pas trop sérieuse, ce n’est que du maquillage. »

– François Nars (Fondateur de NARS Cosmetics)

 

Le maquillage n’est pourtant pas à diaboliser. C’est à nous de veiller à en faire un usage raisonné et sain. Le maquillage devient dérangeant à partir du moment où il nous empêche de nous trouver belles le matin devant le miroir. Il n’y a rien d’alarmant à vouloir s’embellir occasionnellement ou même quotidiennement. Le maquillage ne doit pas être un masque. La beauté naturelle doit rayonner à travers lui. 

Par ailleurs, le maquillage n’est pas une invention récente. Son apparition remonte à l’aube des temps, en réalité depuis au moins 5000 ans. Celui qu’on nomme l’ « éternel féminin » aura sans doute toujours une place dans la féminité. Depuis quelques années, celle-ci tend d’ailleurs à s’imposer de plus en plus. L’industrie des cosmétiques représente une part considérable du marché mondial, ses bénéfices se comptent en dizaines de milliards. Tu as sans doute par toi-même déjà constaté l’ampleur que prend depuis quelques années le marché de la beauté. Pour certains, le maquillage est un art à part entière, pour d’autres c’est une source de plaisir. Quoi qu’il en soit, il semble que le maquillage pousse à la créativité.

Finalement, s’il n’est pas ici question de l’abandonner complètement, il est à noter l’effet néfaste sur lequel une utilisation abusive du maquillage peut possiblement déboucher. En modifiant notre représentation physique, le maquillage influe considérablement sur nos rapports aux autres et l’image de soi, en témoignent les paroles d’Eve qui s’avèrent une formidable leçon. 

Lina
Lina

Etudiante en droit et en philosophie, j’attache à côté de cela un intérêt tout particulier à la beauté, à l'apparence physique et tout ce qu'elle englobe. Elle est un moyen en vue d’une fin, celle du bien-être et de la réussite, qu'elle que soit l’idée que l’on se fait de celle-ci. Convaincue du réel impact de l'apparence, je vous partage modestement ce que j'espère vous être utile. Instagram : lina.bl

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