Il pèse 820 millions de dollars : comment P. Diddy est-il devenu multimillionnaire

Comme tous les ans, le célèbre magazine économique américain Forbes publie le top 100 des célébrités les plus riches du monde. La deuxième place revient à Beyoncé et la troisième à J. K. Rowling, l’auteure de la série littéraire Harry Potter. Le numéro 1, c’est Diddy avec environ 117 millions d’euros (130 millions de dollars) de gains sur la seule année 2016 écoulée. L’an dernier, celui qui domine le top aujourd’hui, était 22e. Comment Diddy est-il devenu multimillionnaire ?

Une enfance sans père qui le pousse au-delà de ses limites

Sean Diddy Combs et son père Melvin.

Diddy est né à Harlem, un quartier de la ville de New-York. Sa mère et sa grand-mère l’ont élevé ensemble après que son père, dealer, ait été tué :

« Mon père a été tué quand j’avais 3 ans. Je n’ai jamais pu partager avec lui les moments qui ont fait de moi un homme aujourd’hui. Mais son souvenir est toujours présent dans mon esprit. »

Diddy aurait pu être tenté de suivre les traces de son père, mais étonnamment, c’est la vie que son père a menée qui a tenu Sean Combs en dehors de ce business :

« Parfois, on ne sait pas pourquoi certaines choses arrivent, mais je crois dur comme fer que la route que j’ai empruntée, c’est-à-dire ne pas traîner dehors, lire mes bouquins et essayer de devenir quelqu’un, c’est grâce à mon père. Il a joué un rôle dans cette situation. Mon père travaillait très dur. C’était un dealer et un bosseur, alors j’ai vite appris que dans la vie, il n’y a que deux moyens d’échapper à la prison. Ça m’a fait bosser encore plus dur. »

Sa mère et sa grand-mère lui ont très tôt appris à accepter les circonstances et continuer d’avancer :

« On ne peut pas changer son passé. On a tous des défis et des leçons à retenir. On ne serait pas qui on est sans ces défis et leçons. En tout cas, je sais que moi je ne serai pas qui je suis aujourd’hui. »

Peu importe ton contexte familial, aussi dur soit-il, il y a toujours un chemin vers ce que tu désires. Tirer le meilleur de toutes situations est une force. Diddy a eu une enfance particulière, sans père. Il s’est alors créé sa « famille » en travaillant dans un univers qui le passionne : la musique.

Un autodidacte passionné

Sean Diddy Combs working in the studio

L’un des fils conducteurs de la vie de Diddy, c’est la musique. Une véritable passion qui a pris le pas sur ses études à l’université Howard dont il quitte les bancs seulement 2 ans après y être entré. Sans formation, sans expérience, il se lance dans la musique en intégrant une maison de disques, Uptown Records. Sa passion l’a mené là où il a pu exprimer tout son talent et toute sa créativité.

« La musique, c’est la plus puissante forme de communication du monde. Ça nous rassemble tous. Même la religion nous sépare, mais un tube peut tous nous unir, peu importe nos croyances religieuses, origines et convictions politiques. »

Là, il fait premières armes en tant que stagiaire grâce au fondateur de la maison de disques, Andre Harrell. Il le prend sous sa coupe, le manage. Grâce à lui, Diddy passe directeur artistique et signe les artistes Jodeci et la grande Mary J. Blige. Le rappeur est si talentueux et ambitieux qu’il devient vice-président d’Uptown Records (!). Conscient de l’extraordinaire potentiel de son protégé, Andre Harrell le vire à la fin des années 1990 pour permettre à Diddy d’aller encore plus loin et plus haut, de voler de ses propres ailes.

« Chez Uptown Records, j’étais tel un enfant prodige. Le premier disque que j’ai produit s’est écoulé à 2 millions d’exemplaires. Et je l’ai fait parce que le producteur n’est jamais venu faire le job. »

En 1993, Diddy crée alors Bad Boy Records et signe l’un des plus grands artistes hip-hop de tous les temps : Notorious B.I.G. Par la suite, beaucoup d’autres artistes à succès suivront dont l’immense Faith Evans. On peut dire que Diddy a régné sur le monde musical. La famille Bad Boy était née ! Fin 2016, Diddy organisait le Bad Boy Family Reunion Tour avec plusieurs artistes de la maison et plus encore.

« Mon talent est un vrai don. Je ne sais pas d’où ça vient. Je ne joue d’aucun instrument, et je ne suis jamais allée en école de production artistique, mais je sais exactement comment une chanson doit sonner et quelle direction donner à un artiste. »

Comme tu le vois, ta passion peut te mener très très loin. Rien n’est impossible à condition de travailler et de savoir saisir les opportunités qui s’offrent à toi. Diddy a quitté les bancs de la fac pour travailler comme stagiaire dans un domaine qui le passionne et qui l’élève. Cette stratégie a payé et l’a amené à travailler avec les plus grands. Et son intelligence des affaires l’a mené encore plus loin…

Un sens des affaires aiguisé doublé d’une ambition assumée

Tu le sais, Diddy est un entrepreneur-né. Il s’appuie sur l’excellente stratégie business qu’il a créée et sur une équipe de choc, dont notamment Dia Simms, son ex-assistante devenue dirigeante de Combs Enterprises, qui met en œuvre sa vision. Cette attitude de battant, il l’a depuis très jeune.

« Assez tôt dans ma vie, j’ai commencé à tracer ma route vers l’argent et le succès. Quand j’ai compris comment on pouvait servir les autres, être efficace et payé pour ça, j’ai juste voulu devenir le meilleur possible dans mon domaine. »

L’une des forces du rappeur, c’est d’avoir misé sur sa passion la musique, mais aussi, d’avoir élargi son champ d’action en diversifiant ses activités : restaurants, fermés depuis juin de cette année, une chaîne télévisée Revolt, plusieurs partenariats – alcools, ligne de vêtements. Diddy est partout, mais jamais en s’éparpillant.

« Tout ce que j’essaie de faire, c’est de créer un maximum de valeur pour mes entreprises. Je serai béni si je devenais milliardaire… J’espère qu’un jour ça se concrétisera et comme ça je pourrai faire de bonnes choses avec cet argent. »

Résultat : cette année, il a signé un gros contrat d’environ 63 millions d’euros (70 millions de dollars) en cédant un tiers des parts de sa ligne de vêtements Sean John, a fait une tournée à succès « Bad Boy Family Reunion Tour » et noué un partenariat avec Diageo, une entreprise britannique spécialisée dans les boissons alcoolisées.

Une volonté d’inspirer

Autre point intéressant, Diddy a la volonté d’inspirer et d’amener les autres à se dépasser, à concrétiser leurs rêves. Véritable homme d’influence, il souhaite construire un empire, certes, mais au-delà de ça, il souhaite laisser sa marque aussi, plus qu’amasser simplement des sommes exorbitantes.

« Quel que soit ce que j’entreprends, je veux que ça soit avant-gardiste. Pour moi, tout ce que je fais, j’y pense avec la volonté de marquer l’histoire. »

S’il peut être une inspiration pour amener sa communauté à se dépasser et à s’élever, c’est encore un pari gagné.

 « Je veux avoir un impact culturel. Je veux être une inspiration, montrer aux gens tout ce qu’on peut accomplir. »

La nature combative de Diddy, on pourrait la résumer en une expression : « Can’t stop / Won’t stop » (« Je ne peux pas m’arrêter et je refuse de le faire de toute façon »), mise en lumière dans un documentaire du même nom sur sa vie et la fondation de son label.

« À tous les rêveurs, je dis qu’il faut continuer à vous battre, encore, et encore et encore. Je n’en serais pas là aujourd’hui si je n’avais pas cru en moi. Je vois de hautes montagnes, je vois qu’elles vont haut dans le ciel et ça ne me fait pas peur. Je n’attends qu’une chose, c’est de les escalader, d’arriver tout en haut et de voir ce qui se passe de l’autre côté. »

Avec Bad Boy, Sean Combs est aussi présent en Afrique, notamment sur le plan sanitaire :

« Il y a une énorme épidémie liée au SIDA en Afrique. Un des projets de Bad Boy, c’est d’attirer l’attention sur ça. On a organisé un grand concert caritatif pour aider et sauver nos frères et sœurs en Afrique. »

Longtemps vu comme un homme froid, violent et calculateur, Sean Combs démontre par ses actions et son immense talent dans la musique et l’entrepreneuriat, qu’avoir des rêves et travailler dur pour les concrétiser est possible. #hommedinfluence

Tamara Argentin
Tamara Argentin

Rédactrice pour la rubrique “Icônes". Journaliste rédactrice et Community Manager, l’écriture est ma passion. J’espère qu’à travers mes mots je saurai vous inspirer et vous permettre de vous élever.

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