10 femmes africaines puissantes qui ont impacté le monde

Des femmes puissantes, tu en connais des dizaines et des dizaines ! Le magazine américain Forbes en fait le classement chaque année. Mais connais-tu le nom de ces femmes africaines qui ont influencé, changé le monde grâce à leur force et leur intelligence ? Elles sont légion. Dans cet article, Femme d’Influence en met 10 à l’honneur.

1. Miriam Makeba

Auteure des tubes « Pata pata » ou encore « Malaika », Uzenzile Makeba, n’était pas seulement chanteuse. Elle a aussi lutté contre le régime d’apartheid mis en place dans son pays l’Afrique du Sud dans les années 1950. Son combat la poussera à l’exil. Elle sera même déchue de sa nationalité. Les États-Unis l’accueillera un temps, mais son rapprochement avec les Black Panthers la poussera à s’installer en Guinée. Malgré toutes ces contraintes, elle n’arrêtera pas de s’exprimer en musique contre les injustices dont les Noirs sont victimes en Afrique comme aux Etats-Unis. En 1965, elle recevra même un Grammy Award pour son album « An Evening With Belafonte/Makeba. » Mama Africa s’est éteinte en Italie à l’âge de 74 ans, après un concert de soutien à un auteur menacé par la mafia italienne.

2. La reine Nzinga

En 1583, dans l’actuel Angola naissait la reine Nzinga. Cette immense figure africaine a résisté contre l’invasion portugaise et libéré son peuple de l’esclavage. C’est en 1626 qu’elle devient reine. À cette période, les Portugais attaquent ses terres alors que la paix avait été négociée quelques années plus tôt, avec pour conditions la conversion au christianisme (d’où son autre nom Dona Ana de Sousa). Loin de se laisser faire, la reine Nzinga s’installe sur un autre territoire Matamba et décide de combattre les envahisseurs portugais. Cela dure 30 ans. Son royaume devient également une terre d’asile pour les esclaves qui fuyaient les rafles. Excellente stratège, elle profite des rivalités entre Européens pour défendre ses terres et les siens. Ainsi, elle noue une alliance avec les Néerlandais, rivaux des Portugais à cette époque. Selon le site Ancient-origins.net, la reine Nzinga est parvenue à faire de son royaume une puissance commerciale et ainsi se rendre égale aux envahisseurs Portugais.

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3. Amina de Zaria, la reine guerrière des Haoussa

Surnommée « Yar Bakwa Ta San Rana » (femme aussi capable qu’un homme), Aminatou  va profondément marquer l’histoire des Haoussa. Leur royaume, situé au nord de l’actuel Nigeria, était divisé en 7 états, parmi lesquels se trouvait celui de Zazzaou (Zaria). C’est sur ces terres qu’Amina sera amenée à régner durant 34 ans en tant que reine ou princesse… L’Histoire n’est pas claire concernant ce point. Très tôt dans sa vie, elle se découvre une passion pour l’art de la guerre. Forte et fine stratège, elle parviendra à conquérir d’autres territoires pour ainsi étendre celui de Zaria. Elle fera construire des murs tout autour de son nouveau royaume, murs dont les vestiges sont encore visibles au Nigéria aujourd’hui et connus sous le nom « murs d’Aminatou ». Amina a tellement marqué la mémoire collective qu’elle est a même inspiré les créateurs de la série américaine et néo-zélandaise « Xena, la guerrière ».

4. Chimamanda Ngozi Adichie

Celle qui se décrit comme « nigériane, féministe, noire, Igbo et plus encore » est une écrivaine révélée en 2012 à la suite d’un puissant discours sur le féminisme. Depuis, il a été publié et traduit dans plus de 16 langues. Beyoncé s’en est même emparé sous la forme d’extraits pour son titre « Flawless » sorti fin 2013. À part l’icône féministe qu’elle est devenue, Chimamanda est aussi une écrivaine dont les œuvres sont empreintes de son Nigéria natal, de son expérience en tant que femme et noire en Afrique et en Occident. Plusieurs fois primée, elle a permis à l’Afrique de rayonner dans le monde comme en témoigne son 3ème livre « Americanah », vendu à un demi-million d’exemplaires à travers le monde.

5. Ellen Johnson Sirleaf

Première Présidente élue à la tête d’un pays africain en 2005, Ellen Johnson Sirleaf entre en fonction en janvier 2016. Elle s’attelle à relever le pays après 14 ans de guerre civile notamment via la lutte contre la corruption et le déblocage de prêts internationaux pour le pays. En 2007, on lui décerne le prix Nobel de la Paix pour son travail au Liberia. Dans un monde politique très masculin, Ellen Johnson Sirleaf s’est imposée notamment en n’hésitant pas à renvoyer des ministres incompétents ou indisciplinés. Alors qu’on la donnait perdante, elle est réélue en 2011à la tête du pays pour un deuxième mandat.

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6. Lupita Nyongo

Révélée dans le film de Steve McQueen «Twelve Years a Slave » pour lequel elle reçoit un Oscar en 2014, l’actrice kényane et mexicaine est devenue en quelques années une icône de la beauté noire. En 2014, invitée à l’événement « Black Women in Hollywood », Lupita Nyong’o encourage les femmes noires à se sentir belles dans un discours fort qui aura un retentissement mondial. Elle multiplie les couvertures prestigieuses et devient même égérie pour la marque Lancôme la même année. La jeune actrice est véritablement une militante dans l’âme ! Bien avant cela, en 2008, elle a été primée au festival du cinéma africain à Mexico pour son documentaire sur les albinos « In My Genes » dans lequel elle met en lumière les difficultés vécues au quotidien par cette minorité.

7. Juliana Rotich, chef de file des geeks d’Afrique

Derrière l’entreprise tech Ushahidi, on trouve Juliana Rotich. L’ingénieure kényane, passionnée des nouvelles technologies et d’informatique, a révolutionné le secteur en Afrique en développant un logiciel « open-source » pour favoriser le partage d’informations au Kenya. D’après le quotidien Le Monde, Juliana Rotich devient conseillère pour la plateforme iHub, lancée par son ami Erik Hersman en 2010. Elle est ainsi devenue l’un des visages du boom du digital au Kenya et en Afrique dans le monde. En 2011, son travail est salué par le Forum Economique mondial qui la nomme « Entrepreneur social de l’année » et le quotidien britannique The Guardian qui la place parmi le Top 100 des Femmes du monde dans la rubrique « Technologie ».

8. Winnie Mandela

On dit toujours que derrière chaque grand homme se cache une femme… Pour Nelson Mandela, cette croyance est avérée et plus encore. Ex-compagne de la figure historique de l’Afrique du Sud, Winnie Mandela a œuvré à son niveau pour la paix et la justice dans son pays. Dans une Afrique du Sud qui la considérait comme mineure au même titre que ses filles, parce que femme, Winnie Mandela a enfreint la loi raciste en vigueur pour lutter contre ces inégalités. Alors que Nelson Mandela était en prison, elle était l’un des piliers du combat mené par leur parti African National Congress (ANC, en français Congrès national africain). Mais elle est aussi décriée pour des crimes commis pendant l’Apartheid et pour lesquelles elle a été condamnée. Quoiqu’il en soit, haïe ou adulée, Winnie reste une figure africaine qui a impacté l’Histoire de son pays, du continent et du monde.

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9. Wangari Maathai

Née au Kenya en 1940, Wangari est la première femme africaine à recevoir le Prix Nobel de la Paix. C’était en 2004. Tout au long de sa vie, elle a été très engagée notamment pour l’écologie. Elle agit concrètement en fondant l’ONG Green Belt Movement, et en s’engageant en politique. Elle est élue au Parlement et devient même ministre adjointe au Kenya entre 2003 et 2005. Cette grande femme dont le combat en a inspiré plus d’un, s’est éteinte en 2011 des suites d’une longue maladie.

10. Angélique Kidjo

À 56 ans, Angélique Kidjo est la reine incontestée de la musique africaine dans le monde. Forbes ou Time Magazine disent d’elle qu’elle est la « première diva africaine. » Et pour cause, la chanteuse béninoise est l’auteure de nombreux tubes qui ont fait le tour du monde, dont Agolo, We We et Afrilka. Sa notoriété et son talent l’ont hissée au plus haut dans les tops classant les femmes africaines les plus influentes de la planète. Elle a collaboré notamment avec John Legend et Alicia Keys. Elle reçoit 3 Grammy Awards : en 2007 (Meilleur Album de Musique du Monde contemporain), 2015 (Meilleur Album de World Music) et 2016 (Meilleur Album de Musique du Monde).

Ces parcours inspirants sont la preuve que la femme africaine et plus largement la femme noire a marqué, marque et marquera encore l’Histoire du monde en créant, fondant, soutenant et en faisant entendre sa voix.

Tamara Argentin
Rédactrice pour la rubrique “Icônes ». Journaliste rédactrice et Community Manager, l’écriture est ma passion. J’espère qu’à travers mes mots je saurai vous inspirer et vous permettre de vous élever.

12 Comments

  1. j’ai beaucoup aimée votre article . Etant en 1ère Es j’ai du réalisée avec mes camarades un projet de TPE mettant en avant ces femmes africaines qui ont impacté le monde au 20 ème siècle . J’aurais aimé pouvoir échanger avec vous avant de rendre le projet ça aurait été un plus à notre TPE .

  2. Il y a tant d’autres femmes comme KIMPA VITA, ABETI MASIKINI, REINE DE SABBATH…….

    Je suis content de votre clin d’oeil a nos soeurs africaines puissante qui ont marqué l’histoire.

  3. C formidabl

  4. Attention aux dates dans. Le paragraphe concernant Ellen Johnson Sirleaf

  5. J’ai aimé cette publication ! Elle m’a réveillé d’un profond sommeil. Elle constitue un nouveau départ pour moi! En route pour la valorisation de mon continent par mon travail! Cucu!!!

  6. Aminata Traoré, Dobet Gnahoré…

  7. mais ou estt COUMBA GAWLO DU SENEGAL??????

  8. c’est tres encourageant que les filles de maintenant tienent lecons

  9. C’est vraiment formidable de revoire toutes ces femmes et le combat qu’elles sont eux à mener pour notre Afrique.
    Ce qui est sûr, le combat continue du côté de chaqu’une d’entre nous. Nous n’essayons avec les moyens que nous pouvons, pour une Afrique meilleure…

  10. cette publication m’ encourage pour contribuer Au développement de l’Afrique et surtout de Mon pays

  11. Super Article merci pour ce partage. C’est de loin l’un vos meilleurs article. Bravo

  12. Je n’y mettrais pas la noble Zinga. Déjà elle ne fut pas reine. Le Kongo Dia Ntotila était en crise à l’arrivée des Portuguais, mais je ne vais pas tout écrire ici. Avant même la prise du pouvoir par le premier Ntotila, pas un Mukongo d’ailleurs, qui fut obligé de se marier aven une N’saku Lau, pour que la dynastie, appartenant à la lignée maternelle comme tout au Kongo, revienne aux N’saku Lau. Zinga était femme. Ne pouvait être roi, au mieux reine-mère. Certes, dans son délire réligieux , la secte des Antononiens, elle a provoqué un réveil national Kongo et la renaissance de Mbanza Kongo, la capitale fondée par le premier Ntotila. Hélas, elle n’avait pas de projet politique, et était une schizophrène, dont le délire fut nourrie par l’importance culturelle de Saint Antoine, et la corruption produit par les truands Portuguais.
    Je n’y mettrais pas non plus Winnie Mandela, une guerrière complexée, frustrée, sans humanité. Qu »‘elle fit tuer des traitres adultes, je comprends, mais dans une société clanique, tuer un gosse car il trahit pour nourrir sa fratrie, c’est de la barbarie égale à celle qu’elle combattit.
    Je vous propose d’autres, tel que l’impressionnante combattante pour la liberté Harriet Tubman, trop ignorée. Quelle figure ! Ou une autre méconnue – laquelle a probablement pas publié d’avantage, faute d’éditeur, mais bonne plume, – Buchi Emecheta, écrivaine Nigériane. Et cela m’étonnerait que la patrie de Sisulu, de Luthuli, de Mandela n’aurait produit d’autres femmes remarquables qui méritent mieux la place donnée à Winnie. Dans les lignées matrilinéaires, la femme pèse très lourd, car l’homme ayant autorité est souvent physiquement éloigné ( frère de la mère ou oncle maternel de la mère…). Elles sont dans l’ombre, mais combien puissantes en réalité !

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